LE RÉCIT ET L'ODYSSÉE

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NICOLAS SARKOZY

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NICOLAS SARKOZY

 

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02/02/2007 - 12 Heures 9 mn - Nicolas Sarkozy et Carla Bruni se sont mariés

 

AFP - il y a 1 heure 9 minutes PARIS (AFP) - Nicolas Sarkozy et sa compagne Carla Bruni se sont mariés à l'Elysée samedi matin, mettant fin à des semaines de rumeurs sur cette union, a annoncé le maire du VIIIe arrondissement de Paris, François Lebel, qui a procédé à la cérémonie.


M. Lebel a déclaré à l'AFP avoir procédé à ce mariage à 11H00 samedi, confirmant des informations des radios RTL et Europe 1.

"Historiquement, c'est la première fois dans l'histoire de la République qu'un président se marie en cours d'exercice. C'est une première (...) un président qui se marie au Palais de l'Elysée", a-t-il souligné sur Europe 1.

Il s'agit du troisième mariage du président, qui a été le premier divorcé élu à l'Elysée. Il a eu deux enfants de son premier mariage et un fils avec son ex-épouse Cécilia Ciganer-Albeniz, dont il avait divorcé en octobre, après onze ans d'un mariage passionnel, devenant là encore le premier chef d'Etat à divorcer en fonctions.

M. Sarkozy, 53 ans, s'était affiché depuis décembre en compagnie de Carla Bruni, 40 ans, chanteuse et ex-top model, l'emmenant par deux fois pour des vacances très médiatisées, en Egypte puis en Jordanie.

Et lors de sa conférence de presse de rentrée le 8 janvier, le chef de l'Etat avait assuré qu'"avec Carla, c'est du sérieux", assurant même aux journalistes qu'il y avait toutes les chances pour qu'ils "n'apprennent (un mariage) que le lendemain".

Depuis lors, des rumeurs de mariage circulaient. L'Est Républicain avait annoncé que l'union avait eu lieu le 10 janvier. Le Journal du Dimanche l'avait annoncée pour le 9 février. Finalement, c'est la radio RTL qui a la première révélé l'information à la mi-journée, citant "des témoins".

Selon M. Lebel, le mariage s'est déroulé "au premier étage de l'Elysée, dans un salon", en présence "d'une vingtaine de personnes: la famille proche et quelques amis".

"Tout s'est passé normalement, comme d'habitude. Ca a duré, comme d'habitude, une vingtaine de minutes. La mariée était en blanc, elle était ravissante, comme d'habitude. Le marié n'était pas mal non plus", a-t-il confié.

Le maire du VIIIè a gardé de cet événement le souvenir d'un "moment d'intimité familiale pour les jeunes mariés", et un moment "de grande simplicité et de grande affection des époux".

"Je leur ai souhaité beaucoup de bonheur", a ajouté François Lebel.

Selon le maire, le dernier chef de l'Etat à s'être marié en exercice était "Napoléon III et, avant lui, Napoléon Ier".

http://fr.news.yahoo.com/afp/20080202/tpl-sarkozy-presidence-mariage-2elead-ee974b3_1.html

 

 

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Curriculum Vitae de Nicolas Sarkozy

 

Patronyme : Nicolas, Paul, Stéphane Sarkozy de Nagy-Bocsa.

Date de naissance : 28 janvier 1955 à Paris XVIIe, deuxième fils de Paul Sarkozy de Nagy-Bocsa, publicitaire, et d'Andrée Mallah, avocate.

Situation de famille : marié le 23 octobre 1996 avec Cécilia Ciganer-Albeniz.
Trois enfants. Louis, qu'il eut avec Cécilia, et Pierre et Jean, d'un premier mariage avec Marie-Dominique Culioli. Cécilia a deux filles également d'un premier mariage, il me semble.

Etudes : cours Saint-Louis de Monceau, Institut d'études politiques de Paris, faculté de droit de Paris-X Nanterre. Ce n'est pas un énarque, pour une fois.

Diplômes : maîtrise de droit privé, DEA de Sciences-Politiques, certificat d'aptitude à la profession d'avocat.

Profession à la ville : avocat à la cour.

Mandats politiques précédents : conseiller municipal (1977-1983), maire de Neuilly-sur-Seine (1983-2002), conseiller général des Hauts-de-Seine (1985-1988), président du conseil général depuis 2004, conseiller régional d'Ile-de-France (1983-1988), député des Hauts-de-Seine (1988-1993, 1995-2002), ministre du Budget et porte-parole du gouvernement (1993-1995), ministre de l'Intérieur (2002-2004 et 2005-2007), ministre de l'Economie (2004), président de l'UMP (depuis 2004), Président de la République (2007-).

Décoration : chevalier de la Légion d'honneur.

 

 

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BIOGRAPHIE

Origines familiales

Nicolas Sarkozy est le fils d'un immigré hongrois naturalisé français, Pál Sárközy de Nagybocsa (en hongrois nagybócsai Sárközy Pál) né à Budapest le 5 mai 1928, dans une famille de la petite noblesse hongroise anoblie le 10 septembre 1628 par l'Empereur Ferdinand II, roi de Bohême et de Hongrie. Son ancêtre, un paysan qui s'est battu vaillamment contre les Turcs, n'a pas reçu de réel titre de noblesse mais seulement le droit de faire suivre son nom par celui de son village d'origine et l'usage d'un blason. Les armoiries de famille sont « de gueules à un loup d'or tenant en sa dextre un sabre dressé d'argent, soutenu d'une terrasse de sinople ». La famille possédait des terres et un petit château dans le village d'Alattyán (près de Szolnok), à 92 km à l'est de Budapest. Le père et le grand-père de Pál Sárközy avaient des fonctions électives à la mairie de Szolnok (dont celle d'adjoint au maire pour le grand-père). À l'arrivée de l'Armée rouge en 1944, la famille est expropriée et contrainte à l'exil [réf. nécessaire]. Après de nombreuses péripéties à travers l'Autriche et l'Allemagne, Pál Sárközy rencontre un recruteur de la Légion étrangère à Baden-Baden. Il s'engage pour cinq ans et fait ses classes en Algérie à Sidi-Bel-Abbès. Il est cependant déclaré inapte au départ pour l'Indochine, puis démobilisé à Marseille en 1948. Il francise alors son nom en Paul Sarközy de Nagy-Bocsa. Devenu publicitaire, il rencontre en 1949 Andrée Mallah, qu'il épouse. Cette dernière, fille d'un chirurgien du XVIIe arrondissement de Paris, juif de Salonique converti au catholicisme et d'Adèle Bouvier, est alors étudiante en droit.


 

Jeunesse

 

Nicolas Sarkozy naît en 1955 dans le XVIIe arrondissement de Paris. Il a deux frères : Guillaume, né en 1951, futur chef d'entreprise dans le textile (vice-président du MEDEF entre 2000 et 2005) et François, né en 1957, qui devient pédiatre puis chercheur en biologie. Lorsque Paul Sarkozy quitte le domicile conjugal en 1959 et divorce, sa femme reprend ses études pour élever ses enfants. Elle devient avocate au barreau de Nanterre ; elle plaide dans l'affaire Villarceaux. Paul Sarkozy se remariera trois fois. De son deuxième mariage, il aura deux autres enfants : Caroline et Pierre-Olivier, banquier à New York.

Nicolas Sarkozy commence ses années de collège au lycée public Chaptal, il y redouble sa sixième, puis entre au lycée privé Saint-Louis de Monceau. Il obtient le baccalauréat B en 1973 et sa famille s’installe à Neuilly. Après des études à l’université Paris X, il sort diplômé en droit public et en sciences politiques : il obtient une maîtrise de droit privé en 1978. Il finance ses études en étant, entre autres, livreur pour un fleuriste de la ville. Toujours en 1978, il est appelé sous les drapeaux, avant d’entrer à l’Institut d'études politiques de Paris, (dit "Sciences Po"). Il n'obtiendra pas le diplôme de fin d’études à cause de notes éliminatoires en anglais. Il soutient en 1981 un mémoire de DEA sur le référendum du 27 avril 1969.

En 1981, après avoir longtemps hésité à devenir journaliste, il se résout au dernier moment à passer le certificat d'aptitude à la profession d'avocat (CAPA), suivant ainsi les traces de sa mère.

Il est embauché par l'avocat Guy Danet puis devient l'un des trois associés du cabinet d'avocats parisien « Leibovici - Claude - Sarkozy », un cabinet comprenant onze avocats et spécialisé dans le droit immobilier. Cependant, l'exercice de l'activité d'avocat étant incompatible avec toute autre activité, il n'exerce pas cette profession pendant ses périodes d'activité gouvernementale.


Famille

 

Le 23 septembre 1982, Nicolas Sarkozy épouse Marie-Dominique Culioli, fille d’un pharmacien corse de Vico dont il a deux fils, Pierre (né en 1985) et Jean (né en 1987). Son témoin de mariage est Charles Pasqua.

En 1984, il rencontre Cécilia Ciganer-Albeniz lorsqu’en qualité de maire de Neuilly, il la marie à l’animateur de télévision Jacques Martin, qu’elle quitte pour lui en 1989. Elle obtient le divorce en quatre mois. Il l'épouse en octobre 1996, une fois son propre divorce obtenu. Il a pour témoins Martin Bouygues et Bernard Arnault. Un fils, Louis, naît en 1997.

"Le 18 septembre 1984, les Martin reçoivent les Sarkozy. Cécilia tient Judith, née le 22 août. Sur les genoux de sa mère, Marie-Dominique, Pierre Sarkozy, né le 24 août".


Formation politique

 

Il adhère à l’Union des démocrates pour la République (UDR) en 1974 où il rencontre Charles Pasqua et milite pour l’élection de Jacques Chaban-Delmas. En 1975, il devient le délégué départemental des jeunes des Hauts-de-Seine. En 1976, il adhère au Rassemblement pour la République (RPR) nouvellement créé, sous le parrainage de Charles Pasqua à propos duquel il déclare en 1983 « tout le monde sait que je suis son double ». Il devient responsable de la section de Neuilly en 1976, secrétaire de la circonscription Neuilly-Puteaux en 1977, et est élu conseiller municipal de Neuilly en 1977.

Il est président du comité de soutien des jeunes à la candidature de Jacques Chirac en 1980

En 1983, il devient maire de Neuilly-sur-Seine à 28 ans, succédant à Achille Peretti, décédé, mais aussi en prenant de court le prétendant en titre, Charles Pasqua, alors hospitalisé pour l’opération d’une hernie. Il est chargé de mission de mars 1987 à mai 1988 pour la lutte contre les risques chimiques et radiologiques au sein du ministère de l'Intérieur. Il devient député à 34 ans et ministre du Budget à 38 ans.


Ministre du Budget (1993-1995)

 

Lors de la large victoire de la droite aux élections législatives de 1993, il est réélu député de Neuilly au premier tour avec 64,90% des voix puis nommé ministre du Budget dans le gouvernement Édouard Balladur. Il y fait son apprentissage des rouages gouvernementaux. En tant que porte parole du gouvernement il commence à se faire connaître du grand public.

En 1993, lors de l’affaire de la maternelle de Neuilly, ville dont il était maire, Nicolas Sarkozy participe aux négociations avec un homme cagoulé armé d'un pistolet et d'une charge d'explosifs, « Human Bomb », qui tenait en otage 21 enfants dans une classe, et fut finalement abattu par le RAID.

 

Le soutien à Édouard Balladur

 

En 1995, il soutient Édouard Balladur contre Jacques Chirac pour la campagne présidentielle. À la suite de la victoire de Jacques Chirac, il n'obtient aucun poste ministériel dans le nouveau gouvernement d'Alain Juppé. Au cours d'un bref passage à une réunion nationale du RPR, le 15 octobre 1995, il est sifflé. C'est le début de sa traversée du désert.

 

Élections européennes de 1999

 

D'avril à octobre 1999, il devient président par intérim du RPR, succédant à Philippe Seguin qui en avait démissionné brutalement. Il conduit conjointement avec Alain Madelin la liste RPR-Démocratie Libérale aux élections européennes de 1999, et devient tête de liste conséquemment au départ de Philippe Seguin. Ces élections sont marquées par une sévère défaite : la liste arrive en troisième position avec seulement 12,8 % des suffrages (contre 25,58 % pour l'union RPR-UDF, arrivée en première place, conduite par Dominique Baudis en 1994 et 16,4 % pour l'UMP en 2004), derrière celle de Philippe de Villiers et de Charles Pasqua (13,1%). Il abandonne alors toute responsabilité au sein du parti et se retire de la politique nationale. Pendant cette période, il rejoint à nouveau le cabinet d'avocat dont il s'était mis en suspension et publie en 2001 un livre, Libre.


XIIe législature
La XIIe législature est une ascension pour Nicolas Sarkozy, tant politique (gouvernementale et de parti) que médiatique et populaire. Il est réélu député de Puteaux et Neuilly sur Seine à l'occasion des élections législatives de 2002. Il est le député de droite le mieux élu, avec 68,78 % des voix. Après le 21 avril 2002, il devient la cible privilégiée des critiques de l'opposition.

 

Ministre de l'Intérieur (2002-2004)

 

Nicolas Sarkozy en 2004 Article détaillé : Liste des ministres français de l'Intérieur.
En 2002, il soutient la réélection de Jacques Chirac. Celui-ci lui préfère Jean-Pierre Raffarin comme Premier ministre mais le nomme ministre de l'Intérieur. Il impose un style « musclé » et fait de la sécurité sa priorité, déclarant vouloir s'affirmer par l'action.

Il organise avec Gilles de Robien, ministre des transports, une politique plus répressive sur les excès de vitesse destinée à renforcer la sécurité routière. Cette politique dont l'aspect le plus emblématique sera la multiplication des radars automatiques sur les routes contribue à une baisse du nombre de morts de 7272 à 4703 entre 2002 et 2006 (-34%). On observe cependant en 2007 une remontée des chiffres (+6% de tués, +10% de blessés entre 2006 et 2007, sur les trois premiers mois, selon les experts cette parenthèse serait due au relâchement des automobilistes qui espèrent une amnistie).

Il soutient la mise en place du Conseil français du culte musulman (CFCM) initiée en 1999 par Jean-Pierre Chevènement et intervient sur les dossiers de l'éducation et des retraites.

 

Loi pour la sécurité intérieure.

 

Par la loi sur la sécurité intérieure du 18 mars 2003, complétée par la Loi Perben, le fichage ADN, instauré en 1998 et limité à l'origine aux délinquants sexuels, a été étendu à toute personne soupçonnée d'un quelconque délit (sauf délit d'initié ou financier), et laissé au libre choix des policiers et des gendarmes, sans que les preuves de culpabilité ne soient obligatoirement établies. Cette loi a permis le fichage génétique de faucheurs d'OGM, d'étudiants anti-CPE. Les personnes refusant de se laisser ficher risquent jusqu'à 15 000 euros d'amende et 1 an de prison.

Sa politique en Corse est marquée par le rejet de la proposition de réorganisation administrative pour laquelle Nicolas Sarkozy s'était engagé, suite au référendum local en date du 6 juillet 2003.

Yvan Colonna, recherché dans le cadre de l'enquête sur l'assassinat du préfet Claude Érignac, est arrêté après une cavale de quatre ans, l'avant-veille de ce référendum.

Il mène une lutte vigoureuse contre la recrudescence d'actes antisémites en France. Son action contre l'antisémitisme est saluée par le Centre Simon-Wiesenthal qui lui décerne son prix de la tolérance en 2003 et le consistoire central de France, l'institution administrant le culte israëlite en France, saluera l'extrême sévérité" dont a fait montre Nicolas Sarkozy dans la répression des actes antisémites.

 

Ministre de l’Économie, des Finances et de l’Industrie (mars à novembre 2004)

 

Il est nommé ministre d’État, ministre de l’Économie, des Finances et de l’Industrie, dans le troisième gouvernement de Jean-Pierre Raffarin en mars 2004, poste qu'il occupe pendant neuf mois. Il axe dans un premier temps sa politique sur la réduction du déficit; il annonce le respect en 2005 par la France du pacte de stabilité, avec un déficit de 2,9 % du PIB.

Au niveau industriel, il fait passer l'État de 50.4 à 41% du capital de France Télécom en septembre 2004, conclut le changement de statut d’EDF et GDF, et annonce la privatisation partielle du groupe Areva. Dans le secteur privé, il fait intervenir l’État pour empêcher le dépôt de bilan du groupe Alstom et favorise la fusion Sanofi/Aventis face à Novartis. En immiscant l'État français dans le marché aux dépens d'intérêts allemands (participations dans Aventis et approches de Siemens pour Alstom), il irrite les dirigeants allemands. Il dénonce également les hausses de prix dans la grande distribution ou les banques, et signe des accords avec les professionnels concernés. Ces accords sont cependant contestés lors de leur signature par les syndicats, puisque selon eux, ils auront pour conséquence la réduction des postes administratifs et d’encadrement avec la suppression éventuelle de nombreux postes entre 2005 et 2007.

Nicolas Sarkozy ayant déclaré son intention de présenter sa candidature à l’élection présidentielle de 2007 et laissé entendre qu’il briguerait la présidence de l’Union pour un mouvement populaire (UMP) suite au départ d’Alain Juppé, Jacques Chirac, dans son entretien télévisé du 14 juillet 2004, le met en demeure de choisir entre ce dernier poste et le ministère. À une question à ce propos, le Président français lance « Je décide, il exécute » qui est mal perçu par les proches de Nicolas Sarkozy. Lors du Congrès du 28 novembre 2004, il est élu président de l’UMP par les militants avec 85,1 % des voix. Le lendemain, il présente sa démission à Jacques Chirac et Jean-Pierre Raffarin ; il est remplacé par Hervé Gaymard.

 

Bilan

 

Réduction selon le ministre de 2 % en moyenne du prix des articles vendus en grandes surfaces. Selon l'observatoire professionnel ECR-IRI, les prix ont baissé effectivement de 1,76% de juin à novembre 2004, "reflétant visiblement l'accord de baisse de 2% des prix des grandes marques conclu en juin".
Exonération temporaires des donations jusqu’à 20 000 euros à chaque enfant et petit-enfant pour relancer la croissance (mesure du 10 juin 2004 au 31 mai 2005). Cette mesure a été finalement prolongée et amplifiée jusqu'au 31 décembre 2005.
Engagement à ne pas privatiser EDF-GDF : « Il n’y aura donc pas de privatisation d’EDF ni de GDF[...] Voilà la réalité des choses, la réalité incontournable ». Un an plus tard, le ministre de l'économie du premier gouvernement Dominique de Villepin (dans lequel il est ministre de l'Intérieur), cherche à céder des parts de GDF en vue de sa fusion avec Suez, et Nicolas Sarkozy, en tant que chef de file de l'UMP ne donne pas d'instruction contraire à ses parlementaires.
Vente d'une partie des réserves d'or de la banque de France, ainsi que de possessions immobilières.

 

Ministre de l’Intérieur (2005-2007)

 

Rencontre avec des membres des forces de police en compagnie de Jean-Pierre Raffarin, le 13 mai 2002 (copyright David Mendiboure - Service photo de Matignon)Après le résultat négatif du référendum portant sur le Traité constitutionnel européen (29 mai 2005), le gouvernement de Jean-Pierre Raffarin démissionne le 31 mai. et Nicolas Sarkozy est nommé ministre d'État, ministre de l’Intérieur et de l’Aménagement du territoire, « le numéro deux du gouvernement ». Il cumule ainsi un poste ministériel régalien avec la présidence de l’UMP, alors que ce cumul avait été jugé impossible par le chef de l’État lors de son interview du 14 juillet 2004. Il conserve en même temps la présidence du conseil général des Hauts-de-Seine.

 

 

 

 

Affaire Nelly Crémel

 

Lors de l’affaire Nelly Crémel — une femme assassinée par deux repris de justice tout juste libérés — il demande à ce que le juge de remise des peines responsable de leur sortie de prison soit puni, ce qui lui vaut un rappel à l’ordre du premier ministre et les reproches du Syndicat de la magistrature, invoquant la séparation des pouvoirs et l’indépendance de la justice.

Immeubles insalubres ou dangereux

Suite à plusieurs incendies dans des immeubles insalubres, causant la mort de nombreuses personnes dont des enfants, Nicolas Sarkozy demande que les immeubles insalubres ou dangereux, voués à la destruction, soient évacués. Quelques associations, dont l’association Droit au logement, voient dans cette mesure un prétexte à l’expulsion sans relogement des locataires et des squatteurs. En août 2006, à Cachan, le plus important squat de France est évacué par la police, les occupants ont finalement été presque tous relogés.

Scientologie

Dans son livre La République, les religions, l’espérance, il parle de la reconnaissance des « nouveaux mouvements spirituels » et après avoir rencontré, le 30 août 2005, l’acteur et scientologue Tom Cruise, il affirme ne pas avoir d'opinion arrêtée sur la scientologie, alors que dans son livre, à la page 136, Nicolas Sarkozy parle de la scientologie comme d’une secte : « Si on voulait essayer de trouver une définition de la religion par rapport aux sectes, je pense que l’un des critères les plus pertinents serait celui de la pérennité historique, car on doit convenir que l’authenticité du message spirituel est en quelque sorte légitimée par sa pérennité au travers des générations… Les témoins de Jéhovah, ce n’est pas tout à fait de la même nature en termes de pérennité séculaire, les raëliens encore moins, la scientologie pas davantage ».

 

Affaire des termes « Kärcher » et « racaille »

 

Le 20 juin 2005 alors qu'il effectue une visite dans une cité de La Courneuve, au lendemain de l'homicide d'un enfant de 11 ans victime de balles perdues, il déclare : « Les voyous vont disparaître, je mettrai les effectifs qu'il faut, mais on nettoiera la Cité des 4000 ». Une dizaine de jours plus tard, toujours à La Courneuve, il renchérit : « Le terme "nettoyer au Kärcher" est le terme qui s'impose, parce qu'il faut nettoyer cela ». Les mots « nettoyer » et « Kärcher » feront l'objet d'une vive polémique et sont à l'origine de la rupture avec le Ministre délégué à la Promotion de l'égalité des chances, Azouz Begag.

En septembre 2005, Nicolas Sarkozy incite les préfets à la fermeté contre tous ceux qui mettent en cause la sécurité des « Français », en premier lieu les gens du voyage, les jeunes des banlieues, les immigrés illégaux.

Le 26 octobre 2005, lors d'une visite à 22 heures, dans un quartier défavorisé d'Argenteuil, la situation est assez tendue (avec notamment des jets de pierre) et les images le montrent disant « Vous en avez assez, hein, vous avez assez de cette bande de racailles ? Eh bien on va vous en débarrasser». L'usage du mot « racaille » par le ministre suscitera une importante polémique dans la presse engendrant l'hostilité des groupes de jeunes issus des quartiers sensibles.

L'Humanité soupçonne le ministre d'avoir délibérément employé cette expression pour occuper l'espace médiatique et Le Monde fait part de l'inquiétude des jeunes des quartiers sensibles. Ce n'est que le 6 novembre que les journalistes d'Arrêt sur images précisent que la fameuse phrase était la réponse à une habitante demandant « Quand nous débarrassez-vous de cette racaille ? », et que ce propos a en fait été plutôt bien accueilli. La présentatrice Françoise Laborde explique ce traitement médiatique d'une part par la tentation pour la télévision d'aller au sensationnel, d'autre part par un possible parti-pris de certains journalistes contre Nicolas Sarkozy.

Les émeutes de 2005 dans les banlieues françaises
En octobre 2005, après la mort dans un transformateur EDF de deux adolescents qui fuyaient la police des émeutes éclatent en banlieue parisienne et en province.

Nicolas Sarkozy prône la tolérance zéro et annonce que les immigrés illégaux ayant participé aux émeutes seront expulsés du territoire. Alors qu'une partie de la gauche réclame la démission du ministre et que certains médias entame une campagne contre lui, un sondage annonce une majorité d’opinions favorables (68 % d’après l’institut Ipsos).

Au terme des émeutes, 597 personnes ont été incarcérées sur les 2 734 personnes placées en garde à vue, mais une seule a été expulsée. Malgré la dureté des affrontements et les dégâts considérables – en dizaines de millions d’euros – occasionnés par les émeutiers (écoles, bibliothèques et entreprises détruites, automobiles brûlées, etc.), il n’y eut qu'un mort et une blessée grave.

Selon Nicolas Sarkozy, les émeutes sont le fait de « bandes organisées », de « véritables mafias », alors que les Renseignements généraux dans un rapport rendu public parlent plutôt de « révolte populaire des cités».

Polémique sur la baisse de la délinquance
Julien Dray, le spécialiste des questions de sécurité au Parti socialiste, déclare à propos de Nicolas Sarkozy que « son bilan sur la sécurité est mitigé ». Il nuance et critique les résultats, rappelant que, s’il existe une baisse générale des crimes et délits entre 2002 et 2005, ceux-ci ont augmenté dans les quartiers sensibles. Le 10 janvier 2007, l'Express détaille les chiffres officiels de la délinquance en distinguant les atteintes aux biens et les violences aux personnes, et affirme que sur la période 2001-2006 les premières ont baissé de plus de 17% alors que les secondes ont augmenté de près de 20% en moyenne nationale.

 

Contrat première embauche

 

En janvier 2006, Dominique de Villepin annonce la mise en place d'un Contrat première embauche destiné à réduire le chômage des jeunes. Lors de la montée des protestations après les vacances scolaires et universitaires de février, Nicolas Sarkozy prend ses distances avec ce projet. L'UMP précise alors que « les propositions présentées par Dominique de Villepin ont été élaborées à la suite de plusieurs entretiens avec Nicolas Sarkozy » et que « ce contrat est issu d’une proposition de la Convention thématique de l’UMP » qui s'appuie sur les réflexions développées par des proches de Nicolas Sarkozy sur la réforme des contrats de travail.

Durant la crise opposant le gouvernement et les syndicats d'étudiants et de travailleurs, Nicolas Sarkozy tiendra uniquement son rôle de ministre de l'Intèrieur et ne s'exprimera que peu sur la loi sur l'égalité des chances. Certains députés de l'UMP prendront position au sein de l'Assemblée Nationale afin d'inciter le gouvernement à discuter avec les syndicats et mettre fin à une crise devenue nationale.

Le 31 mars 2006, Jacques Chirac annonce l'aménagement du CPE, et confie la conception de la nouvelle loi aux parlementaires de l'UMP. Le 10 avril 2006, il annonce le « remplacement » du CPE par des mesures plus ciblées sur les jeunes non diplômés. Les différents sondages montrent que Nicolas Sarkozy semble peu affecté par la crise, contrairement aux deux chefs de l'exécutif, mais le Parti socialiste cherche à l'impliquer en parlant du trio « Chirac-Villepin-Sarkozy», alors que Sarkozy joue la solidarité avec le Premier ministre, saluant l'« attitude respectable» de Dominique de Villepin. Selon le Monde, ses relations avec le président ressortent bien meilleures de cette crise.

Loi relative à l'immigration et à l'intégration

Cette loi initiée par Nicolas Sarkozy en 2006 propose une évolution significative du droit de l’immigration en France. Elle se présente comme l’instrument de la mise en œuvre d’une « immigration choisie au lieu d’une immigration subie ». Elle se concentre sur deux points :

Durcissement des conditions de régularisation des sans-papiers et du regroupement familial. La Ligue des droits de l'Homme et le RESF qui lutte depuis 2004 contre l’expulsion de France d’enfants mineurs scolarisés ayant des parents « sans-papiers », qualifient ces mesures de « régression sécuritaire » et Nicolas Sarkozy de « Ministre de la chasse aux enfants ». Début juin 2006, le ministre donne des directives pour que des familles de ce type soient régularisées ; d’après le RESF, 80 % des personnes visées ne sont pas concernées par ces nouvelles directives. Lors de l'été Nicolas Sarkozy annonce 6 000 régularisations, soit un cinquième des demandes. Parmi les réactions, Jack Lang déplore qu’il ne s’agisse pas d’une régularisation massive, comme dans d’autres pays européens, tandis que Philippe de Villiers exprime son refus des régularisations et son souhait d’expulser tous les immigrés illégaux. Le ministre annonce des régularisations limitées en nombre et étudiées au cas par cas.
Retour à une politique officielle d'immigration de travailleurs dans plusieurs secteurs de l’économie (BTP, restauration, travail saisonnier, vente, informatique…). Plusieurs dirigeants africains s'élèvent contre cette proposition, dont le président sénégalais Abdoulaye Wade qui estime qu’il s’agit d’un « pillage des élites ». Nicolas Sarkozy se rend au Sénégal, au Mali, pour tenter d’expliquer sa loi, mais il est, chahuté et accusé de racisme. Finalement en septembre 2006, il signe avec Abdoulaye Wade un accord sur une politique d’immigration concertée.

 

Affaire des mosquées de Roissy

 

Suite au livre de Philippe de Villiers Les Mosquées de Roissy sur le péril islamiste qui pèserait sur l’aéroport Charles de Gaulle, Nicolas Sarkozy a indiqué qu’il y aurait 122 individus « plus ou moins » suspects travaillant à Roissy sur 83 000 habilitations délivrées et qu’ils feraient l’objet de procédures d’abrogation d’habilitation.

Le 21 octobre 2006, le ministre justifie l’abrogation de 43 habilitations au motif que ces personnes auraient des « pratiques radicales » et qu’il préférait risquer « un contentieux devant un tribunal plutôt qu’un drame ». Quatre bagagistes, dont les habilitations ont été retirées par le préfet, font un recours devant le tribunal administratif de Bobigny, demandent à considérer que le retrait de cette habilitation est discriminatoire car fondé sur leur pratique de la religion musulmane ou leurs idées politiques.

Alors que la CFDT porte plainte auprès du procureur de la République de Bobigny pour discrimination. La CFTC d’Air France annonce la grève et dénonce un « durcissement » dans l’attribution des badges aéroportuaires. Le MRAP dénonce les « ravages de la stigmatisation » et décide de poursuivre le préfet pour discrimination en raison des origines ethniques .

L’administration, de son côté, souligne l’existence de cas inquiétants, comme celui d’un bagagiste français qui aurait passé trois années au Yémen où il aurait séjourné dans un camp d’entraînement militaire tenu par des islamistes.

À l’issue des premières procédures devant les tribunaux, quatre employés sur une petite dizaine de requérants ont obtenu gain de cause et ont pu récupérer leur badge.

 

Loi sur la prévention de la délinquance

 

 

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Nicolas Sarkozy a initié dès 2006 un projet de loi sur la prévention de la délinquance. Parmi les points-clé de ce projet, il a insisté pour que soient détectés dès le plus jeune âge d'éventuels troubles du comportement. La loi a été votée et validée par le Conseil constitutionnel, mis à part deux articles qui prévoyaient la responsabilisation des magistrats instructeurs.

Contrôle des activités sur Internet

Un autre point est le durcissement et la répression d’activités sur Internet, en particulier la diffusion de scène de violence, visant le Happy slapping, avec un emprisonnement pouvant aller jusqu’à cinq ans. La Ligue ODEBI dénonce que la diffusion d'images de violences policières, devienne aussi condamnable — jusqu'à 5 ans d'emprisonnement lorsque diffusées par de simples citoyens.

 

 

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LE BILAN

 

Le 8 juin 2006, lors d’une conférence de presse, Nicolas Sarkozy présente un bilan de son action au ministère de l’Intérieur depuis son arrivée en 2002. Dans ce bilan, il présente des chiffres issus d’études de l’Observatoire national de la délinquance (OND) réalisées depuis 1998. Ces chiffres lui permettent de comparer la période où il est (mais aussi partiellement Dominique de Villepin) ministre de l’Intérieur, aux années de législature socialiste. Les chiffres de l’insécurité qu’il présente sont globalement en baisse (en moyenne de 3 %[réf. nécessaire]) sur la période 2002-2005, à l’exception des violences aux personnes, en nette hausse. Cette tendance se serait poursuivie en 2006 (délinquance globalement en baisse mais hausse des violences aux personnes). Le taux d’élucidation présente une amélioration en passant de 26,3 % en 2002 à 31,8 % selon l’INSEE, bien que la méthode de calcul de ce taux ait été discutée. Le Canard enchaîné attribue la baisse de la délinquance à la forte baisse des vols de téléphones portables, responsables à eux seuls de 40% des infractions.

En réaction à ce bilan, qui n’intègre pas le nombre de voitures brûlées et les dégradations volontaires commises lors des émeutes de fin 2005, le Parti socialiste invoque la forte augmentation des violences faites aux personnes durant le ministère de Nicolas Sarkozy, et établit des liens entre cette augmentation et le discours et les décisions, qu’il avait critiquées, du ministre (voir plus haut). Il affirme aussi que la notation des fonctionnaires de police dépendant désormais du nombre d’infractions constatées (divers reportages sont passés à ce sujet sur le JT de France 2), cela introduit un biais à la baisse des statistiques collectées dont l’exactitude devient contestable, et souligne à cet égard que la comptabilisation des violences aux personnes, en hausse, est précisément obligatoire. En réaction à ce même bilan, Alain Bauer (président de l’observatoire national de la délinquance) indique que l’indicateur de la violence continue d’augmenter inexorablement chaque année quelle que soit la législature au pouvoir.

En matière de sécurité routière, la politique de contrôle et de répression qu’il a mise en place aurait permis de réduire le nombre de tués de 7 242 en 2002 à 4 703 en 2006, soit une baisse de 35 % en l’espace de 4 ans.

En matière d’immigration, l’immigration légale continue de se développer mais à un rythme moins soutenu, suite à la baisse du nombre de titres de séjour délivrés (-2,57 % en 2005 par rapport à 2004). Cette baisse du nombre de titres délivrés est la première depuis 10 ans. En parallèle, les expulsions d’immigrés clandestins ont doublé entre 2000 et 2005 (passant de 10 000 à 20 000).

Après que Nicolas Sarkozy ait souhaité démissionner du Ministère de l'Intérieur pour s'investir à temps plein dans la campagne pour l'élection présidentielle de 2007, le 19 mars 2007, Jacques Chirac annonce la date de démission du ministre de l'Intérieur : Nicolas Sarkozy quitte ses fonctions le 26 mars, laissant la place à François Baroin.

 

Élection présidentielle de 2007

 

Le siège de campagne de Nicolas Sarkozy, rue d'Enghien, Paris Xe Article détaillé : Élection présidentielle française de 2007.
Nicolas Sarkozy a rendu publique sa candidature à l'élection présidentielle de 2007 dans une interview à la presse régionale réalisée le 29 novembre 2006. Il avait annoncé son intention de se présenter dès 2004.

Les mots d'ordre de sa campagne ont été la restauration de la confiance dans la politique, « la rupture tranquille », et l'ordre en mouvement (s'opposant par là au slogan de l'« ordre juste » de sa concurrente Ségolène Royal, qu'il jugeait immobiliste). Les journalistes y voient une référence au slogan de François Mitterrand, la « force tranquille ».

Le 10 janvier 2007, le Parti socialiste rend public un ouvrage rédigé par Éric Besson et intitulé L’inquiétante « rupture tranquille » de Monsieur Sarkozy dans lequel ce dernier est accusé de dissimuler une idéologie de « néo-conservateur américain à passeport français » derrière des apparences de pragmatisme. L'UMP réagit vivement, parlant d'« attaques personnelles aux accents xénophobes douteux » ; Yves Jego parle d'« une caricature malhonnête ». Éric Besson, l'auteur du livre et secrétaire national du Parti Socialiste, déclara par la suite qu'il s'agissait « d'une entreprise délibérément conçue de diabolisation » organisée par le PS. Le Parti socialiste adopte alors selon les partisans de Nicolas Sarkozy et certains médias une tactique de diabolisation dite TSS (Tout Sauf Sarkozy)

Le dimanche 14 janvier 2007, Nicolas Sarkozy est désigné candidat de l'UMP à l'élection présidentielle suite à un vote en sa faveur de 98,1 % des votants et un taux de participation de 69 % des adhérents (Nicolas Sarkozy était le seul à présenter officiellement sa candidature à la candidature au sein de l'UMP après l'abandon de Dominique de Villepin, Rachid Kaci et Michèle Alliot-Marie) , durant un congrès de l'UMP réunissant entre 30 000 et 110 000 personnes suivant les sources ;

Le lundi 26 mars 2007, Nicolas Sarkozy quitte le ministère de l'Intérieur pour se consacrer pleinement à sa campagne présidentielle, espérant vaincre "la barrière du ministre d'État" et ouvrant une "nouvelle étape de la campagne". L'annonce de son départ avait été faite le 21 mars par Jacques Chirac dans une allocution télévisée. François Baroin prend sa succession place Beauvau.

Au premier tour le 22 avril 2007 Nicolas Sarkozy a obtenu avec 31,18%, le 2e plus haut score relatif pour un candidat de la droite républicaine depuis 1974 où Valery Giscard d'Estaing avait obtenu 32,6 % des voix, et plus haut score absolu jamais obtenu par un candidat au 1er tour avec 11 448 663 voix. Le 6 mai, il remporte le second tour avec 53,06 % des suffrages (18 983 138 voix) face à 46,94 % pour Ségolène Royal : il est élu président de la République.

Pour la première fois au cours de la Ve République, des heurts entre les forces de l'ordre et des opposants au résultat de cette élection se sont produits dans plusieurs villes.

Lors de son premier discours après l'annonce du résultat provisoire, Nicolas Sarkozy a mis l'accent sur les questions internationales, et sa volonté de rapprocher les positions de la France avec les partenaires européens en faisant ratifier rapidement par le parlement les dispositions essentielles du projet de traité qui permettront à l'Europe de fonctionner. Il a souhaité mettre un terme aux différends de la France avec les États-Unis, avec qui il souhaite pouvoir négocier en toute franchise tout en maintenant l'indépendance de la France. Il souhaite s'investir pour la question des otages français, dont la franco-colombienne Ingrid Bétancourt, pour la défense des droits de l'homme, notamment le sort des femmes et des opprimés. Il a rappelé aussi son opposition à l'adhésion de la Turquie à l'Union européenne, et défendu un développement autonome de l'Afrique et d'une « Union méditérannéenne » forte aux cotés de l'Union européenne. Il a remercié les français pour leur participation aux scrutins et leur engagement et leur franchise dans les débats de la campagne, y compris ceux qui n'ont pas voté pour lui.

Le 14 mai 2007, il annonce sa démission de la présidence de l'UMP.

 

Président de la République

 

 

Nicolas Sarkozy a été élu président de la République le 6 mai 2007 avec 53,06 % des suffrages exprimés (18 983 138 suffrages) contre 46,94 % pour Ségolène Royal (16 790 440 suffrages). Ces résultats ont été proclamés officiellement le 10 mai par le président du Conseil constitutionnel, Jean-Louis Debré. Celui-ci a souligné le « taux de participation remarquable » aux scrutins des deux tours : 83,77 % le 22 avril, 83,97 % le 6 mai.

À 52 ans, Nicolas Sarkozy devient ainsi le 23e président de la République française et le 6e président de la Ve République. La passation des pouvoirs avec son prédécesseur Jacques Chirac aura lieu le 16 mai 2007 dans l'après-midi à l'Élysée en présence des corps constitués et il deviendra aussi immédiatement coprince d'Andorre à la place de Jacques Chirac.

Avant même de prendre ses fonctions et tout en préparant son futur gouvernement Nicolas Sarkozy assiste avec Jacques Chirac à l'inauguration, dans les Jardins du Luxembourg, de la sculpture de Fabrice Hyber célébrant la fin de l'esclavage à l'occasion de la deuxième journée commémorative du souvenir de l'esclavage et de son abolition. Le président-élu reçoit aussi les représentants des syndicats : CGT, CFDT, FO, CFTC, [MEDEF]]...

Le 16 mai 2007, Nicolas Sarkozy a été investi dans ses fonctions de président de la République à l'Élysée. Il a reçu des mains de son prédécesseur, Jacques Chirac, les codes numériques de l'arme atomique et a été fait Grand Croix de la Légion d'Honneur dont il sera le Grand Maître jusqu'à la cessation de ses fonctions.

 

Prises de position

 

Relation avec les électeurs du Front national

Nicolas Sarkozy a à plusieurs reprises et ce depuis 1998 rappelé son intention de récupérer les électeurs du Front national. Nicolas Sarkozy dénonce parallèlement les positions du Front national, comme lors de son débat avec Jean-Marie Le Pen lors de l'émission « 100 minutes pour convaincre », où il a affirmé son opposition avec les idées d'extrême droite. Des personnalités politiques de l'opposition lui reprochent de vouloir s'attirer l'électorat du Front national. Ainsi, Jack Lang affirme que « Nicolas Sarkozy est un républicain, à la différence de Le Pen » mais parle de « dérive paraxénophobe ». De la même façon, Act-Up ou les Guignols de l'info présentent médiatiquement le ministre de l'Intérieur et Jean-Marie Le Pen sur un pied d'égalité. Ainsi, en janvier 2006, l'association Act Up publie des affiches slogan « Votez Le Pen ».

Reprise de points du programme du Front national

Le collectif Ré-So, qui s'affiche publiquement contre Nicolas Sarkozy, estime dans un article que plusieurs points du programme du Front national ont déjà été appliqués par Nicolas Sarkozy lors de ses mandats ministériels. Il s'agit de points comme la coopération étroite entre la police et la Justice, la facilitation des contrôles d'identité, l'instauration d'une période probatoire pour tous les mariages mixtes et l'expulsion effective des immigrés clandestins. Certaines de ces mesures étaient déjà effectives mais ont été renforcées.

Certaines autres de ses mesures et positions sont critiquées par Jean-Marie Le Pen : réforme de la double peine, prise de position en faveur de la discrimination positive, du financement public de mosquées et de quotas d'immigration, positions que le Front National combat. Nicolas Sarkozy s'est également prononcé en faveur du droit de vote des résidents étrangers, en situation régulière et présent depuis au moins 10 ans sur le territoire français, aux élections locales. Il a par ailleurs encouragé la nomination d'un «préfet musulman», Aïssa Dermouche, nommé préfet du Jura.

Le pourcentage de votes pour l'extrême droite a reculé pour la première fois de 19,20% (FN+MNR) en 2002 à 12,67% (FN + MPF) ou 10,44% (FN uniquement) en 2007. Jean-Marie Le Pen retombe ainsi à ses niveaux d'avant 1988. Françoise Fressoz dans Les Echos observe qu' « on le doit en partie à la stratégie du président de l'UMP ».

 

Europe

 

Après l'échec en France du référendum sur le projet de traité établissant une Constitution pour l'Europe, Nicolas Sarkozy propose qu'un directoire formé des six plus grands pays prennent la direction des affaires européennes. « Je souhaite enfin — sur un plan qui n'est pas institutionnel, mais davantage politique — que [...] nous fassions en sorte que les 6 principaux pays [...] qui représentent 75 % de la population de l'Union, jouent un véritable rôle de moteur de l'Union européenne ». Cette vision de l'Europe est perçue par les autres membres de l'UE (les scandinaves notamment) comme de l'impérialisme au pire, une perte de souveraineté au mieux, entrainant un rejet en bloc du projet de la construction européenne. Opposant au ministre, Alexis Dalem, chercheur à l'Institut d'études politiques de Paris et corédacteur en chef de la revue officielle du Parti socialiste, polémique en réduisant son bilan à une « instrumentalisation des questions européennes au profit de l’affichage médiatique, faiblesse de l’engagement européen, accord avec la vision britannique d’une Europe réduite à un grand marché voué au libéralisme économique ».

 

Prise de position concernant la recherche et les nouvelles technologies

Loi DADVSI

 

Nicolas Sarkozy a pris parti en faveur de la loi sur les Droit d'auteur et droits voisins dans la société de l'information. Lors de la conférence Web3, il laisse entendre que la loi DADVSI sera complétée, notamment en définissant le téléchargement illégal comme un « crime ». Michel Rocard critique alors ces orientations en estimant que « l'idée de Sarkozy de criminaliser 2,5 millions de jeunes qui téléchargent n'est pas tenable ».

Propos innéistes

En avril 2007, Nicolas Sarkozy déclare qu'il est « inclin[é] (…) à penser qu'on naît pédophile, et c'est d'ailleurs un problème que nous ne sachions soigner cette pathologie », et que des jeunes se suicideraient « parce que, génétiquement, ils avaient une fragilité ». Il nuance par la suite ses propos, indiquant qu'il ne tient « qu'une partie » du comportement pour inné.

Ces propos provoquent une vive polémique, notamment de la part de l'archevêque de Paris, André Vingt-Trois,, de la plupart des autres candidats à l'élection présidentielle, de scientifiques ou encore de pédopsychiatres.

À l'inverse, certains scientifiques rappellent qu'on ne peut négliger les facteurs génétiques dans le développement du comportement humain.

 

Controverses

 

Nicolas Sarkozy et Condoleezza Rice le 12 septembre 2006
Relations avec le groupe Lasserre

 

Nicolas Sarkozy est mis en cause depuis mi-février 2007 au sujet de ses relations avec ce groupe immobilier, en charge de la plupart des opérations à Neuilly depuis 1980. Selon les articles publiés par le Canard enchaîné dans ses éditions des 28 février, 7 et 14 mars, 18 avril incluant des photocopies de factures, le décompte détaillé des aménagements complémentaires et des analyses faites à partir des actes notariés de la Conservation des hypothèques, Nicolas Sarkozy :

aurait fait bénéficier en mars 1997 le groupe Lasserre d’un « cadeau » de 5 millions de francs (750 000 euros) sur l'achat des droits à construire sur l'île de la Jatte.
a acheté en juin 1997 un appartement au groupe Lasserre, groupe qui par ailleurs était le principal partenaire immobilier de la ville de Neuilly-sur-Seine dont il était maire.
aurait bénéficié lors de cet achat d’une réduction d’au moins 750 000 francs (114 340 euros) et également de prestations pour des aménagements complémentaires de 1 832 000 francs (279 290 euros), dont il a acquitté 400 000 francs (60 980 euros).
La presse nationale et internationale, a fait état des articles publiés dans le Canard enchaîné. Cependant aucun média n’a publié à ce jour d’autres enquêtes journalistiques confirmant les informations de l'hebdomadaire satirique. Nicolas Sarkozy, de son côté, a démenti l’ensemble de ces allégations sans apporter d’explications quant aux factures et décompte publiés par ce journal, à l’exception de celle concernant un escalier en chêne.

 

 

N. SARKOZY HUMAN BOMB

 


Sarkozy Human Bomb
envoyé par sarkoheros

Durée : 04:40 Lieu : France

 

 

Affaire Clearstream 2

 

Les protagonistes de l'affaire Clearstream
LEMONDE.FR | 20.12.06
© Le Monde.fr
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Voir affaire (Général Rondot):

 

 

Le nom de Nicolas Sarkozy apparaît indirectement sur les listings truqués de la société Clearstream. Par le biais de son avocat Thierry Herzog, il se porte partie civile dans cette affaire le 31 janvier 2006, relançant ainsi une affaire alors assoupie, relance à l'origine d'une importante crise politique en avril-mai 2006. Selon le corbeau, le ministre de l'Intérieur aurait disposé de deux comptes dans une banque milanaise, la Banca popolare di Sondrio, déguisés sous des noms tirés de son identité complète, rappelant ses origines hongroises : Nicolas Paul Stéphane Sarközy de Nagy-Bocsa. Par-là, le corbeau sous-entendait que les personnes citées par le courrier, y compris Nicolas Sarkozy, auraient touché des pots-de-vin dans l'affaire des frégates de Taïwan.

Nicolas Sarkozy exige des explications auprès de Dominique de Villepin, alors ministre de l'Intérieur, et du patron de la DST. La Banca popolare di Sondrio reçoit une commission rogatoire par l'intermédiaire du tribunal de Milan le 5 novembre 2004 et envoie une réponse négative le 16, affirmant que Clearstream ne détient pas de comptes personnels. Malgré cette célérité de la banque, ces résultats innocentant Nicolas Sarkozy n'ont été communiqués au juge Renaud Van Ruymbeke qu'à la fin de 2005. Le journaliste Stéphane Denis affirme dans une interview au Point du jeudi 11 mai qu'il avait transmis en septembre 2004 et avril 2005 un message oral du général Rondot à Nicolas Sarkozy sur l'enquête Clearstream. Nicolas Sarkozy a été entendu le 11 mai 2006 en tant que témoin assisté par le juge Jean-Marie d'Huy chargé de l'enquête.

Imad Lahoud, l'auteur présumé des falsifications des listings, a affirmé début novembre 2006 (après l'avoir précédemment nié qu'il avait rencontré Nicolas Sarkozy, alors ministre de l'économie, deux fois en 2004 pour « évoquer » ce dossier, ce que Sarkozy dément prouvant que le jour de la « rencontre » avancée par Lahoud, il était en voyage à l'étranger. Il assure en outre n'avoir appris toute l'histoire que par voie de presse. Le journaliste Éric Decouty affirme pour sa part que Nicolas Sarkozy aurait été mis au courant de la manipulation dont il était l’une des cibles plus tôt qu’il ne le prétend (2005) et qu'il a essayé de tirer profit politiquement de cette situation en laissant faire.

 

 

Les rouages de l'affaire Clearstream

 

 

Médias

 

Par contraste avec la période qui a suivi les défaites de 1995 et de 1999, Nicolas Sarkozy est l'objet d'une importante médiatisation depuis 2002. Il réalise ainsi dans l'émission Cent minutes pour convaincre le plus gros score d'audience à l'époque pour une émission politique en 2003, avec 7,73 millions de téléspectateurs[92]. Il est le seul à avoir été invité trois fois à cette émission. En 2007, avec l'émission J'ai une question à vous poser (produite par Dominique Ambiel, membre de l'UMP), il atteint un pic de 9,7 millions de téléspectateurs (et environ 8 millions en moyenne).

Il fait de son épouse un de ses principaux conseillers dans ses ministères, puis son chef de cabinet à la présidence de l'UMP. Son couple et sa famille, mêlés à ses actions publiques et ainsi mis en scène, s'affichent dans les médias. Mais en mai 2005, des problèmes conjugaux surgissent et sont largement médiatisés, en particulier dans Le Matin, que Nicolas Sarkozy attaque en justice. Et le 26 août 2005, Paris-Match présente même à la une Cécilia avec son ami Richard Attias. À la suite de cette publication, Nicolas Sarkozy, furieux, aurait usé de son influence auprès d'Arnaud Lagardère, dont le groupe est propriétaire de Paris-Match, pour faire limoger le directeur de l'hebdomadaire, Alain Genestar, selon ce dernier qui quittera son poste une année plus tard.. Après la reformation de son couple, Nicolas Sarkozy explique au début de 2006 qu'il « regrette » d'avoir présenté sa famille trop médiatiquement.

Selon le Canard enchaîné, Nicolas Sarkozy serait intervenu pour empêcher la publication d'un livre de Valérie Domain sur Cécilia Sarkozy chez First Editions en octobre 2005. Ce qui déclenche en France un débat sur la médiatisation de la vie privée des hommes politiques. La "biographie" de Cécilia Sarkozy par Valérie Domain a finalement été publiée, sous forme de fiction, le 8 février 2006, sous le titre Entre cœur et raison aux éditions Fayard. Le syndicat de journalistes SAJ-UNSA l'accuse par ailleurs d'être intervenu pour que l'accréditation permettant à un journaliste de recevoir des informations directement de l'administration, soit ôtée à Raphaëlle Picard, de l’AFP, auteur d’un reportage sur des perquisitions menées par erreur, lors de la descente massive de police aux Mureaux, à 5h30 du matin le 4 octobre 2006. Cette descente a provoqué une enquête sur son déroulement et ses conséquences. Une source anonyme interne du journal Libération, confirmée par son PDG Laurent Joffrin, affirme que Nicolas Sarkozy a appelé, le 7 mars 2007, l'actionnaire principal du journal, Édouard de Rothschild, pour se plaindre d'un titre qu'il jugeait outrancier : « Impôt sur la fortune de Sarkozy : le soupçon », en qualifiant Libération de « journal de gauche de merde ». Le lundi 16 avril 2007, Joseph Macé-Scaron, l'ancien directeur du Figaro Magazine, affirme sur RTL qu'il a été « démissionné » du Figaro pour avoir refusé de céder à des pressions sarkozystes ; il estime que des menaces sont exercées par Nicolas Sarkozy sur l'ensemble des journalistes politiques.

Selon Le Monde daté du 3 mai 2007, Nicolas Sarkozy est revenu mardi 2 mai sur France Inter sur les accusations de main-mise sur les médias dont il est l'objet: « On me dit que les médias sont à ma solde. Mais qui peut croire une chose pareille, quand on voit le déchaînement qu'a suscité ma candidature, mon projet », citant deux des soutiens de Ségolène Royal, Libération et Le Nouvel Observateur, dont les actionnaires majoritaires sont respectivement Édouard de Rothschild (un ami de Nicolas Sarkozy) et Claude Perdriel, parmi les grandes fortunes françaises. Au lendemain de l'élection présidentielle de 2007, une nouvelle controverse à ce sujet a cependant surgi à l'occasion de sa "retraite" sur le yacht de Vincent Bolloré, le Paloma.

 

Depuis 1969, à chaque élection présidentielle son "coup fourré"

 

Aucune course à l’Elysée ne s’est tenue à l’écart des scandales, depuis la succession du général de Gaulle. Morceaux choisis.

 

1969, l’affaire Markovic.

Le 1er octobre 1968, on découvre dans une décharge publique près d’Elancourt (Yvelines) le corps ligoté par un sac de jute d’un Yougoslave, Stevan Markovic. Le crâne de l’ancien garde du corps de l’acteur Alain Delon est percé d’une balle. L’enquête piétine, les rumeurs se multiplient. Le bruit court d’un règlement de comptes sur fond d’affaire de moeurs impliquant gens du spectacle et personnalités politiques. Un montage photo met en cause l’épouse de Georges Pompidou. En dépit de ce qui apparaîtra comme une machination, l’ancien premier ministre du général de Gaulle - à qui il tiendra rigueur de ne pas avoir défendu son honneur - est élu président, le 15 juin 1969.

1972, la feuille d’impôt de Chaban.

En janvier 1972, Le Canard enchaîné publie la feuille d’impôt de Jacques Chaban-Delmas, et révèle qu’il n’a pas versé un centime au titre de l’impôt sur le revenu de 1967 à 1970, période au cours de laquelle il a été président de l’Assemblée nationale, puis premier ministre. Chaban avait bénéficié d’un mécanisme légal, celui de l’avoir fiscal, institué en 1965. Mais l’effet politique est considérable. Les révélations du Canard contribueront, deux ans plus tard, à miner sa candidature à l’élection présidentielle.

1979, les diamants de Giscard.

Le 10 octobre 1979, Le Canard enchaîné publie le fac-similé d’une commande de l’empereur de Centrafrique, Bokassa, datant de 1973, pour une plaquette de diamants de 30 carats destinée à Valéry Giscard d’Estaing, alors ministre des finances. Interpellé par la presse, ainsi que par l’opposition, "VGE" refuse de répondre. Le 27 novembre, lors d’un entretien télévisé, Giscard oppose un "démenti catégorique" et, précise-t-il, "méprisant" aux questions sur le sujet. Interrogé encore à la télévision, en janvier 1981, sur ses relations avec Bokassa, le président-candidat réclame "un peu de tenue", et refuse d’"entrer dans cette considération". Le 10 mai 1981, François Mitterrand est élu président de la République.

1986-1988, du Carrefour du développement au "vrai-faux" passeport.

La première cohabitation s’ouvre avec la révélation, par le ministre de la coopération du gouvernement de Jacques Chirac, Michel Aurillac, d’un "trou" dans la comptabilité de l’association Carrefour du développement, créée en 1983 par son prédécesseur socialiste, Christian Nucci, pour promouvoir sa politique. La première des nombreuses affaires politico-financières de la présidence de François Mitterrand s’appuie sur une enquête de la Cour des comptes, ainsi que sur les confidences de l’ancien chef de cabinet de M. Nucci et ex-trésorier de Carrefour du développement, Yves Chalier.

Affaire dans l’affaire : il apparaît ultérieurement que M. Chalier, alors qu’il était en fuite au Brésil, a bénéficié de la protection du ministre de l’intérieur, Charles Pasqua, qui a donné ordre à la DST de lui fabriquer un "vrai-faux" passeport en échange de ses dénonciations.

1995, l’affaire Schuller-Maréchal.

Le 15 décembre 1994, le conseiller général RPR des Hauts-de-Seine Didier Schuller porte plainte pour "tentative d’extorsion de fonds". Visé par la plainte, le psychiatre Jean-Pierre Maréchal, beau-père du juge d’instruction Eric Halphen, est accusé par l’élu d’avoir voulu lui soutirer de l’argent en contrepartie d’une intervention auprès de son gendre, pour le dissuader d’enquêter sur les HLM des Hauts-de-Seine, dont M. Schuller avait été le directeur général. Ces éventuelles malversations ont un arrière-plan politique. Le dépôt de la plainte de M. Schuller est orchestré au conseil général des Hauts-de-Seine, alors présidé par Charles Pasqua, ministre de l’intérieur et partisan de la candidature d’Edouard Balladur à l’élection présidentielle. En février 1995 - trois mois avant le scrutin -, il apparaît que Matignon a donné ordre de placer M. Maréchal sur écoutes administratives. M. Balladur devra admettre l’irrégularité du dispositif. Devancé par Jacques Chirac au premier tour, l’ancien premier ministre évoquera dans un livre, quelques mois plus tard, les effets "dévastateurs" de ce scandale sur sa campagne.

2001, les billets d’avion des Chirac.

Ce dossier vise le règlement en espèces de voyages au profit du président et de certains de ses proches. Il apparaît, en 2001, dans le cadre de l’enquête sur les marchés des lycées d’Ile-de-France. Pressé de justifier ces versements en espèces, M. Chirac évoque, le 14 juillet 2001, le reliquat d’"indemnités personnelles" issues des fonds secrets du gouvernement, ainsi que des "compléments de rémunération". Sa fille Claude, qui doit aussi s’expliquer, déclare qu’elle disposait d’"économies personnelles qui provenaient essentiellement de cadeaux d’amis lors de (son) mariage", célébré en 1992. Le 17 juillet 2001, les juges d’instruction se déclarent "incompétents" pour interroger M. Chirac.

2004, Conspiration visant Nicolas Sarkozy.

Dominique de Villepin est convoqué pour être mis en examen le 27 juillet 2007 pour une conspiration présumée visant en 2004 Nicolas Sarkozy à l'aide des faux listings de la société Clearstream, un épisode judiciaire qui constitue une "première" sous la Ve République. L'ancien Premier ministre a lui-même annoncé, dans un communiqué, sa convocation par les juges Jean-Marie d'Huy et Henri Pons. Son avocat, Olivier d'Antin, a confirmé qu'il se rendrait "bien sûr" à ce rendez-vous judiciaire. Les charges de "complicité de dénonciation calomnieuse", et probablement d'autres infractions, sont susceptibles d'être retenues contre Dominique de Villepin, dit-on de source proche du dossier. Des poursuites contre un ancien chef de gouvernement seraient inédites, particulièrement dans un dossier où l'actuel chef de l'Etat, Nicolas Sarkozy, est partie civile.

 

Distinctions

 

Grand-Croix de la Légion d'Honneur
Grand-Croix de l'Ordre National du Mérite

 

Anecdotes

 

Nicolas Sarkozy est surnommé « Sarko » aussi bien par ses partisans que par ses adversaires.
Il a reçu le prix Iznogoud 1999 après son échec aux élections européennes et il a été, plus récemment, la cible d'un bombardement Google associant son nom au mot-clé Iznogoud, le vizir qui veut devenir « calife à la place du calife » dans la bande dessinée homonyme. C'est sous la forme de ce personnage que le dessinateur Plantu le représente fréquemment à la une du Monde. (depuis son éléction, Plantu le dessine aussi sous les traits de Schtroumpf 1er).
Il a reçu le « Prix de la Tolérance 2003 » du centre Simon Wiesenthal pour son action contre le racisme et l'antisémitisme.
Privacy International lui a décerné le prix Orwell 2005 pour l'« Ensemble de son Œuvre ».
Le 12 juillet 2006, Nicolas Sarkozy a inauguré son personnage de cire au musée Grévin.

 

Carrière

 

Carrière élective locale

1977 - 1983, conseiller municipal de Neuilly-sur-Seine;
1983- 2002, maire de Neuilly-sur-Seine (60 364 habitants) ; (depuis 2002 : adjoint « hors rang »);
1983- 1988, conseiller régional d'Île-de-France;
1985 -1988, conseiller général du canton de Neuilly-sur-Seine;
1986 -1988, vice-président du conseil général des Hauts-de-Seine, chargé de l'enseignement de la culture;
2004-2007, Conseiller général du canton de Neuilly-sur-Seine-Nord, président du Conseil général des Hauts-de-Seine. Il démissionne de ces fonctions le 15 mai, après son élection à la Présidence de la République.

Carrière politique

1977, membre du comité central du RPR;
1978-1979, délégué national des jeunes du RPR;
1979-1981, président du Comité national des jeunes en soutien à Jacques Chirac pour l'élection présidentielle de 1981
1988, secrétaire national du RPR, chargé de la Jeunesse et de la Formation;
1989, secrétaire national du RPR, chargé de l'Animation, de la Jeunesse et de la Formation;
Co-directeur de la liste d'union pour les élections européennes;
1992-1993, secrétaire général-adjoint du RPR, chargé des Fédérations;
Depuis 1993, membre du bureau politique.
1995-1997 porte-parole du RPR;
1998-1999, secrétaire général du RPR;
1999, président du RPR par intérim;
1999, tête de la liste RPR-DL pour les élections européennes de juin;
mai 2000, élu président du Comité départemental du RPR des Hauts-de-Seine;
28 novembre 2004 - 14 mai 2007 : Président de l'UMP
6 mai 2007, élu Président de la République française avec 53,06 % des voix face à Ségolène Royal (46,94 %)
Précédé par Nicolas Sarkozy Suivi par
Jacques Chirac Président de la République française
2007 -

Carrière parlementaire

Député des Hauts-de-Seine (6e circonscription des Hauts-de-Seine) :
dates de ses mandats :
é lu en 1988 avec 67,35% des voix au premier tour (mandat jusqu'en mars 1993)
réélu en mars 1993 avec 64,90% des voix au premier tour (remplacé par son suppléant en avril 1993, après sa nomination comme ministre du budget)
é lu en septembre 1995 (après la démission de son suppléant, mandat jusqu'en mai 1997)
réélu en mai 1997 avec 56,23% des voix au premier tour (mandat jusqu'en juin 2002)
réélu en juin 2002 avec 68,78% des voix au premier tour (remplacé par sa suppléante Joëlle Ceccaldi-Raynaud, en juillet, après sa nomination comme ministre de l'Intérieur)
é lu le 13 mars 2005 (après la démission de sa suppléante, mandat venant en principe à échéance en juin 2007) ; lors de cette élection partielle, il est réélu au premier tour, avec 70,01 % des suffrages exprimés, et 41,38 % de participation.
membre des commissions parlementaires :
de juin 1988 à avril 1991, membre de la commission des lois constitutionnelles, de la législation et de l'administration générale de la République
d'avril 1991 à avril 1993, membre de la commission des affaires culturelles, familiales et sociales
d'octobre 1995 à juin 2002, membre de la commission des finances, de l'économie générale et du Plan.
Député français au Parlement européen :
dates de son mandat :
é lu le 13 juin 1999, sur le quota réservé à la liste Union pour l'Europe, dont il était tête de liste. En raison de la loi sur le cumul des mandats (il était à ce moment-là maire de Neuilly, député des Hauts-de-Seine et député européen), il choisit, dans le délai imparti, de démissionner de son mandat de député européen, ce qui a entraîné la nomination automatique en remplacement du premier candidat non élu de la liste, son « bras droit » Brice Hortefeux, président du Comité départemental RPR des Hauts-de-Seine .
membre des commissions parlementaires :
Commissions parlementaires à préciser

Carrière ministérielle

Ministre :
Mars 1993 - janvier 1995, ministre du Budget, porte-parole du gouvernement, puis chargé, à titre provisoire, d'exercer les fonctions du ministre de la Communication (gouvernement Balladur) ;
29 mars 1993 - 18 mai 1995, ministre du Budget, chargé d'exercer les fonctions du ministre de la Communication (gouvernement Balladur) ;
7 mai 2002 - 31 mars 2004, ministre de l'Intérieur, de la sécurité intérieure et des libertés locales dans le premier et le deuxième gouvernement Raffarin ;
Ministre d'État :
31 mars - 29 novembre 2004, ministre d'État, ministre de l'Économie, des Finances et de l'Industrie dans le troisième gouvernement Raffarin.
31 mai 2005 - 26 mars 2007, ministre d'État, ministre de l'Intérieur et de l’Aménagement du territoire, dans le premier gouvernement De Villepin.

 

 

Fiche technique de:

Nicolas Sarközy de Nagy-Bocsa

Introduction
(Les plus belles phrases du petit Nicolas)

Juin 1975 - Assises nationales de l'UDR à Nice: «Être jeune gaulliste, c'est être révolutionnaire !»

Avant l'élection de Jacques Chirac en 1995: «L'électro-encéphalogramme chiraquien est plat. Ce n'est plus l'Hôtel de Ville, c'est l'antichambre de la morgue. Chirac est mort, il manque juste les trois dernières pelletées de terre.»

 

Nicolas Paul Stéphane Sarközy de Nagy-Bocsa est le fils d'un aristocrate hongrois, Pal Nagy-Bocsa y Sarközy, né à Budapest en 1928 où la famille possède des terres et un château (à Alatayan, à 100 km de Budapest). En 1944, Pal Nagy-Bocsa y Sarközy s'exile avec sa famille à l'arrivée des Russes, d'abord en Autriche puis en Allemagne. Pal Nagy-Bocsa y Sarközy s'engage pour 5 sans la Légion Étrangère à Baden-Baden. Après avoir fait ses classes en Algérie à Sidi Bel-Abbès, il est déclaré inapte au service. Il est démobilisé à Marseille en 1948. Il fait franciser son patronyme et se nomme désormais «Paul Sarközy de Nagy-Bocsa». Il s'engage alors dans la publicité. En 1949, Paul Sarközy de Nagy-Bocsa rencontre Andrée Mallah, étudiante en droit, fille d'un médecin juif de Salonique.

Nicolas Sarközy de Nagy-Bocsa (plus connu sous le nom simplifié de Nicolas Sarkozy) voit le jour le 28 janvier 1955 à Paris dans le XVIIe arrondissement. Son frère, Guillaume Sarkozy, est né en juin 1950 et deviendra plus tard vice-président du Medef. Guillaume Sarkozy fut chargé de mission à la direction de la sécurité civile au ministère de l'intérieur sous Giscard d'Estaing. Il est le PDG des Tissages de Picardie (Somme) qu'il dirige puis rachète à la famille de sa première femme. Après son entrée au Medef, il a supervisé la Commission sociale et l'Union des Textiles dont il devient le vice-président. François, né en 1957, est le deuxième frère de Nicolas. Il sera pédiatre puis chercheur en biologie. En 1959, le père de Nicolas Sarkozy quitte le domicile conjugal. La mère reprend alors ses études et devient avocate au barreau de Nanterre. Paul Sörkozy de Nagy-Bocsa va se remarier trois fois et aura deux enfants de son second mariage: Caroline et Olivier. Nicolas Sarközy de Nagy-Bocsa (Nicolas Sarkozy) est un élève plutôt médiocre au lycée privé Saint-Louis de Monceau; il sera obligé de redoubler sa sixième au lycée Chaptal. Il obtient son baccalauréat B de justesse en 1973 (sans mention). La famille Sarközy de Nagy-Bocsa s'installe à Neuilly.

Nicolas Sarkozy (on va raccourcir son nom) adhère à l'UDR en 1974. Son premier éclat restera son élection comme conseiller municipal RPR de Neuilly en 1977 (jusqu'en 1983). Nicolas va faire ses études à l'université Paris X et sort du chapeau de Merlin un diplôme en Droit Public et en Sciences Politiques (Maîtrise de Droit Privé en 1978) puis il entre à l'Institut d'Études Politiques de Paris sans parvenir à obtenir le moindre diplôme. Le 23 septembre 1982, Sarko épouse Marie-Dominique Culioli, la fille d'un pharmacien Corse (Vico, au nord d'Ajaccio) dont il a deux fils, Pierre (né en 1985) et Jean (né en 1987). Le témoin de son mariage n'est autre que Charles Pasqua (...). En 1980, il devient le président du "Comité de soutien des jeunes à la candidature de Jacques Chirac". En 1981, Nicolas s'interroge. Il voudrait bien devenir journaliste (comme Hervé Gaymard) mais il préfère passer son Certificat d'Aptitude à la profession d'avocat comme sa mère. Il entre au cabinet de l'avocat Guy Danet.

En 1983, à 28 ans, il s'oppose au témoin de son mariage Charles Pasqua et devient maire de Neuilly-sur-Seine (poste qu'il conservera jusqu'en 2002). De 1983 à 1988, il est Conseiller régional d'Île-de-France. En 1986, Nicolas Sarkozy rencontre Cécilia Maria Sara Isabel Ciganer Albenizil (1), la femme d'un célèbre animateur de télé, Jacques Martin. De 1986 à 1988, il est Vice-Président du Conseil général des Hauts-de-Seine, chargé de l'enseignement de la culture. En 1987, Nicolas Sarkozy est chargé de mission pour la lutte contre les risques chimiques et radiologiques au sein du ministère de l'Intérieur de Charles Pasqua dans le Gouvernement de Jacques Chirac. Il est élu député en 1988. De mars 1993 à janvier 1995, il est ministre du Budget et Porte-parole du gouvernement d'Édouard Balladur et sera chargé d'exercer provisoirement les fonctions du ministre de la communication. En 1995, Nicolas s'engage aux côtés d'Édouard Balladur dans la campagne présidentielle contre Jacques Chirac. J. C. est élu président et ne file aucun poste au petit Nicolas... On peut penser que c'est à ce moment qu'est née sa rage.

Le 23 octobre 1996, Nicolas Sarközy de Nagy-Bocsa (Nicolas Sarkozy) épouse Cécilia Maria Sara Isabel Ciganer Albenizil à Neuilly-sur-Seine. Cécilia devient dès lors Cécilia Sarkozy. Nicolas et Cécilia auront un fils, Louis, né en 1997. Nicolas Sarkozy fait de son épouse sa conseillère et même son chef de cabinet en tant que président de l'UMP (2). Dès 1993, Nicolas était membre du bureau politique du RPR. Il en fut le Porte-Parole de 1995 à 1997 puis le secrétaire général de 1998 à 1999. En 1999, il devient le temps d'un soupir président du RPR. Il conduit la liste RPR aux élections européennes qui sera couronnée par une défaite éclatante. En 1999, Nicolas est élu député au Parlement europée