(LES CONCOURS)
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Direction Générale de la Sécurité Extérieure
Surnommée "La Piscine" La DGSE est surnommée la Piscine en raison de la proximité de son siège avec la piscine des Tourelles, 141 boulevard Mortier dans le XXe arrondissement de Paris), la Direction Générale de la Sécurité Extérieure ou DGSE est le plus secret des services de renseignement français (chargés d’abord d’opérations clandestines à l’extérieur du territoire français), aux côtés des autres services de renseignements français :
Ancien nom de la DGSE : le SDECE (Service de Documentation Extérieure et de Contre-Espionnage), créé en 1946 et remplacé le 4 avril 1982 par la DGSE sur une décision de François Mitterrand.
Cliquez pour visionner la DGSE vue du ciel
Statut :
Sous l’autorité du ministre français de la Défense, la DGSE est chargée, selon les termes du décret n° 82-306 du 2 avril 1982, qui a procédé à sa refondation, « de rechercher et d’exploiter les renseignements intéressant la sécurité de la France, ainsi que de détecter et d’entraver, hors du territoire national, les activités d’espionnage dirigées contre les intérêts français afin d’en prévenir les conséquences ».
Avant le décret de 1982, ce service s’appelait le Service de documentation extérieure et de contre-espionnage (SDECE).
La réforme du renseignement français était une des priorités de François Mitterrand.
Organisation
La DGSE comprend les services suivants :
la
direction de l’administration
;
la direction des opérations (dont le service action ou SA est une composante),
chargée des opérations clandestines ;
la direction du renseignement ;
la direction de la stratégie ;
la direction technique, qui recherche et exploite les renseignements d’origine
technique, propose et met en œuvre les orientations de la DGSE dans les
domaines techniques ;
Alliance Base, service de contre-terrorisme mis en place par Jacques Chirac
au lendemain du 11 septembre 2001, qui s’occupe d’opérations
conjointes avec la CIA et d’autres services étrangers. Financé par
le volet CTIC de la CIA, révélé d’abord par la journaliste
Dana Priest du Washington Post. Alliance Base va au-delà de simples échanges
d'information : elle aurait participé à une soixantaine d’opérations
actives, aboutissant à des emprisonnements à Fresnes. En outre,
il semblerait que la CIA finance le transport de personnes suspectées
par l’État français de crimes en rapport avec le terrorisme
jusqu’au territoire français — si cela diffère bien
entendu des renditions extraordinaires de la CIA, il s’agit bien d’opérations
illégales, puisque ces personnes ne sont pas arrêtées de
manière légale, mais bien emmenées en France clandestinement,
avant d’être arrêtées à l'aéroport (Washington
Post, 2 juillet 2005).
La Division Action
La
Division Action est chargée de la planification
et de la mise en œuvre
des opérations clandestines.
La Division Action remplit aussi des missions d’évaluations de la sécurité de divers bâtiments comme les centrales nucléaires d’EDF (comme l’a dévoilé Le Canard enchaîné dans son article « Quand la DGSE posait de fausses bombes à Bugey » du 25 avril 1990), ainsi que des bâtiments militaires comme des installations de réparations des sous-marins nucléaires de Brest.
Héritier de la branche “action” du Bureau central de renseignement et d'action (BCRA) créé à Londres par le Général de Gaulle au cours de la seconde guerre mondiale, le Service Action (SA) est rattaché à la Direction des opérations. Son quartier-général est situé au Fort de Noisy-Le-Sec (Seine Saint-Denis). Composées de plusieurs centaines d'hommes et de femmes, les unités du SA ont pour vocation d'être utilisées partout dans le monde pour réaliser des missions de recherche du renseignement, d'action spéciale ou d'assistance avec pour maîtres-mots “clandestinité” et “secret”.
Si l'emploi premier du SA recouvre les missions de renseignement, d'assistance à des pays ou des mouvements amis, des actions de reconnaissance, d'identification et de marquage d'objectifs de toute nature, il ne s'agit pas de réaliser des actions violentes, brutales ou destructives. Cependant les personnels du SA reçoivent l'entraînement utile pour les réaliser.
La plupart des hommes et femmes du SA sont d'origine militaire (la formation militaire est appréciée). Ce qui ne veut pas dire que le SA soit la branche militaire de la DGSE : il s'agit de sa composante opérationnelle. Le SA ne réalise pas une opération militaire ouverte, en uniforme. Il s'agit de passer inaperçu même dans l'action. Les actions du SA restent donc inconnues du grand public.
Le service Action est responsable de la planification et de la mise en oeuvre
d operation clandestines.
Sont bras armé était le 11e Bataillon Paracutiste de Choc depuis
dissout.
ces missions sont depuis repri par le 13e
RDP et par le 1er RPIMA .
Depuis 1981 , la division Action est subdivisé en trois groupe
appui aérien, commandos, opérations navales.
Les opérations aériennes clandestines,ou OAC ,sont la spécialité de la cellule Sphinx
La serrurerie , l'informatique, la photo et la vidéo , sont les specialités de la cellule Delta
Le sabotage et assistance a l étranger sont les specialités de la cellule Hercule
Le renseignement, la documentation, la préparation d'opération sont specialité de la cellule Lyra
Les opération "homo" sont effetuer par la cellule Draco : (élimination physique ou enlèvements)

(Une opé "homo" Elimination dans un coin du monde)
Vous
pouvez vous porter candidat pour le SA mais c'est le SA qui vous choisit
après vous avoir testé. Les critères de sélection
se basent sur vos qualités physiques, intellectuelles, morales et psychologiques.
Le parcours au service Action peut se départager ainsi :
1. Sélection et recrutement
2. Formation
3. Spécialisation
Le
service Action dispose de moyens adaptés :
- Centre parachutiste d'entraînement spécialisé
(CPES) situé à Cercottes ;
- Centre parachutiste d'entraînement aux opérations maritimes
(CPEOM) situé à Roscanvel ;
- Centre parachutiste d'instruction spécialisée
(CPIS) situé à Perpignan ;
- Groupe Aérien Mixte 56
(GAM 56), une unité spécialisée de transport aérien,
stationnée à Evreux ;
- Une unité navale basé à Toulon.
En liaison avec la direction technique, le SA bénéficie d'un
matériel et d'un équipement ayant pour caractéristique
principale d'être adaptés aux contraintes et exigences des missions.
Les chefs du Service Action et de la Division Action
| 1971 | 1976 | colonel André Devigny |
| 1976 | 1980 | colonel Gaigneron de Marolles |
| 1980 | 1982 | colonel (puis général) Georges Grillot |
| 1982 | novembre 1984 | colonel Jean-Pol Desgrees du Lou |
| novembre 1984 | 1986 | colonel Jean-Claude Lesquier |
| 1986 | septembre 1987 | colonel (puis général de brigade) Jean Heinrich |
| septembre 1987 | décembre 1989 | colonel Pierre-Jacques Costedoat |
| décembre 1989 | ? | Christian Vie |
HISTORIQUE
L’actuelle Division Action de la DGSE est issue du Service Action du SDECE. Le bras armé du Service Action était le 11e bataillon parachutiste de choc (11e BPC) ou « 11e Choc », créé le 1er septembre 1946 et basé au fort de Montlouis, commandé par le capitaine Paul Aussaresses.
Il fusionne avec le 12e BPC de Calvi en octobre 1955 pour donner naissance à la 11e demi-brigade parachutiste de choc (11e DBPC), qui mènera un grand nombre d’opérations pendant la guerre d’Algérie. Le 16 avril 1956 est créé le Centre d’instruction des nageurs de combat (CINC), intégré à la 11e DBPC. Le 26 octobre 1960, le CINC est transféré à Aspretto (Corse).
En réalité, le CINC est l’unité des nageurs de combat de la DGSE, et la formation de ceux-ci est assurée par l’école de plongée (CNC ?) de Saint-Mandrier.
La 11e DBPC est dissoute le 31 décembre 1963 suite à la fin de la guerre d’Algérie, et ses missions sont en partie reprises par les soldats du 13e régiment de dragons parachutistes (13e RDP) et du GO (groupement opérationnel) du 1er régiment parachutiste d’infanterie de marine (1er RPIMa), généralement pour des opérations contre des guérillas d’idéologie plus ou moins marxistes en Afrique.
Le Service Action, très réduit depuis la dissolution de la 11e DBPC, est reformé et redynamisé à partir de 1971 sous la direction d’Alexandre de Marenches.
En 1981, le Service Action est renommé Division Action, même si le nom de Service Action perdure encore.
Le 4 avril 1982, le SDECE est remplacé par la DGSE (Direction générale de la sécurité extérieure). La Division Action se fait rapidement mal voir du nouveau gouvernement socialiste, avec ses échecs au Liban en riposte à l’attentat du Drakkar en 1983, et surtout le sabotage du Rainbow Warrior de Greenpeace le 10 juillet 1985 et l’affaire des « époux Turenge ».
Cette affaire a deux conséquences majeures. D’abord, le CINC est dissous et sa mission est reprise par le CPEOM à Quelern (Bretagne), mais cette restructuration hâtive dégrade les capacités des nageurs de combat de la DGSE, car des cadres expérimentés ne veulent pas déménager vers le CPEOM, et les conditions de sécurité entourant la base de l’Île Longue (base des SNLE de la Force océanique stratégique) réduisent largement les occasions d’entraînement à la plongée sous-marine.
Ensuite, le 1er novembre 1985, le 11e BPC est recréé sous le nom de 11e régiment parachutiste de choc (11e RPC), basé à Cercottes (Loiret) au CIRP (Centre d’instruction des réserves parachutistes) et ayant repris les traditions de la 11e DBPC.
Le « 11e choc » n’est ni confondu ni intégré à la Division Action, mais sert plutôt de réservoir de spécialistes qui sont prélevés individuellement à chaque opération. Jusqu’en 1988 les hommes du 11e RPC utilisaient comme couverture le 89e bataillon des services.
Le « 11e choc » participera notamment à l’assaut de la grotte d’Ouvéa le 5 mai 1988, au cours duquel deux de ses hommes, l’adjudant Pedrazza et le soldat Veron, seront tués.
En 1992, le 11e RPC est conservé malgré les réformes des services de renseignement et des forces spéciales consécutives à la fin de la guerre froide, qui se traduisent notamment par la création du Commandement des opérations spéciales (COS), dans lequel le « 11e choc » n’est pas intégré.
Il est finalement dissout le 30 juin 1995 ?, dans une grande discrétion. Ses fonctions sont reprises par trois « centres d’entraînement », le CPES, le CPIS et le CPEOM.
EX d'action: Enlèvement et Interrogatoire
L'importance de l'enlèvement
-Épuisement
de l'enemi et état
maximun d'alarmede ses forces (de sécurité) au moment
de l'enlèvement
-la methode agit sur le moral des troupes
-l'enlèvement est le meilleur moyen pour obliger l'ennemi à liberer
nos soldats
Objetctifs
de l'enlèvement
-échange de prisonniers
-recueil d'informations sur l'ennemi
-atteinte au moral de l'ennemi
hausse du moral de nos prisonniers et des menbres de leur familles
-destruction de l'organisation sécuritaire des service secret
-forcer l'ennemi et la société à vivre dans une peur continue
-adhésion de la communauté régionale et internationale à la
légitimité du problème (en particulier aux niveaux moral et politique)
-empêcher l'ennemi de prendre l'initiative
-récupération de document et de matériel
-dissuasion
-détournement de fonds
-démonstrations de force du groupe
-inciter la population a se révolter contre son gouvernement
Formes d'enlèvement
-Enlevement
et dissimulation - maîtriser l'otage et le dissimuler loin
de l'ennemi , de façon temporaire ou definitive
-Enlevement et détension - maîtriser l'otage et le détenir
dans un lieu ni vu et ni au su de tous comme cela a été effectuer
en Tchétchénie
-Enlevement , execution , et détention - maîtriser l'otage , l'executer
et déposer son corps dans un endroit précis en vue de
preparer de futurs pourparlers
Installations

Le siège parisien :
Le siège de la DGSE, officiellement désigné CAT (Centre Administratif des Tourelles), se trouve en partie dans le XXe arrondissement de Paris. Le grand public l’a surnommé « la Piscine » en raison de sa proximité avec la piscine des Tourelles.
Adresse :
Base : Caserne des Tourelles et celle de Mortier, 128 Boulevard Mortier, 75020 Paris
Le Service Action :
Le QG de la Division Action est au fort de Noisy-le-Sec (93).
Le projet « Fort 2000 », lancé en 1992, devait permettre de déménager le siège de la DGSE au fort de Noisy-le-Sec, où se trouvait déjà le QG de la division action.
Ce projet a été perturbé par le manque de budget : les crédits d’études n’ont été débloqués dans le budget de la défense qu’en 1994, suivis des crédits des premiers travaux en 1995.
Le financement du projet a été revu à la baisse, passant de deux milliards de francs à un milliard, et a subi l’opposition des riverains du fort qui craignaient l’augmentation des survols d’hélicoptères, ainsi que de mouvements écologiques car la zone du fort abrite une espèce rare de crapauds.
Le projet a été abandonné en mai 1996. À la place, la DGSE a reçu des locaux supplémentaires, ceux occupés auparavant par une unité du train en face de la "Piscine".
Des Chiffres
Effectifs
Comme tous les services secrets du monde la DGSE communique peu ses chiffres, les effectifs comme les budgets. Aussi il est difficile d’avoir des données récentes.
En 2007 la DGSE a un effectif total de 4 620 agents.
(En
1999, la DGSE employait 2 700 civils et 1 300 officiers et sous-officiers.)
Elle bénéficie également d’un réseau de correspondants
bénévoles, basés en France ou à l’étranger,
appelés des honorables correspondants.
la DGSE est directement gérée par le ministère de la Défense.
Elle bénéficie également d’un réseau de correspondants bénévoles, basés en France ou à l’étranger, appelés des honorables correspondants.
la DGSE est directement gérée par le ministère de la Défense.
Budget
Il se compose d’un budget officiel (voté par le Parlement) qui se chiffre aux environs de 270 millions d’euros et de crédits provenant des fonds spéciaux des services du Premier ministre (et dont l’objet est de financer certaines activités opérationnelles de la Division action) dont le montant n’est connu que globalement (son usage est secret).
Quelques budgets ont été connus :
1991 : 0,9 milliard de francs
1992 : 1 milliard de francs
1997 : 1,36 milliard de francs
1998 : 1,29 milliard de francs
2007 : 450 millions d'euros plus 36 millions de fonds spéciaux
Selon Claude Silberzahn, un des anciens directeurs, le budget se répartirait comme suit :
| Renseignement militaire | 25 % |
| Renseignement économique | 25 % |
| Renseignement diplomatique | 50 % |
Ses Domaines
Les activités de la DGSE sont diverses :
Acquisition de renseignements :
Appui au renseignement humain.
Opérations militaires. Anciennement nommé 11e régiment de choc des parachutistes ou « 11e choc », ou plus simplement encore « 11 choc », le service des opérations militaires de la DGSE s’appelle actuellement « Service action ».
Le contre-espionnage sur le territoire français n’est pas assuré par la DGSE mais par la Direction de la surveillance du territoire (DST) placée sous l’autorité du ministre de l’Intérieur (la place Bauveau). Par conséquent la DGSE n’est pas censée agir sur le territoire français (de même que la DST n’est pas censée intervenir à l’étranger).
Ses Missions...
Les
services secrets mènent trois principales missions :
la
lutte contre le terrorisme
la protection du patrimoine économique et industriel, qui englobe la lutte contre la cybercriminalité.
le
contre-espionnage
La DGSE est le service d’espionnage de la France, chargé « de rechercher et d’exploiter les renseignements intéressant la sécurité de la France, ainsi que de détecter et d’entraver, hors du territoire national, les activités d’espionnage dirigées contre les intérêts français », décret n° 82-306 du 2 avril 1982.
Actuellement dirigée par Pierre Brochand, ses deux principales missions consistent donc à acquérir des renseignements stratégiques, par différents moyens :
Des services bien secrets...
Comme l’expliquait Jean-François Bureau, porte-parole du ministère de la Défense, lors d’une interview accordée à France 5 en 2005, la DGSE ne peut raisonnablement faire la publicité de ses interventions par souci de protection des personnes ayant permis d’éviter un attentat ou de démanteler une filière menaçant la sécurité nationale. Une réponse tout à fait sensée mais qui a le don de maintenir dans nos esprits un attrait romanesque pour ces métiers. De là à imaginer ces professionnels partir le matin sous une blouse d’ingénieur pour rejoindre un bâtiment caché dans le sol et accessible uniquement par un ascenseur à reconnaissance biométrique (empreinte digitale ou rétinienne), il y a une marge, celle du cinéma.
Seuls les élus du Service Action pourraient se vanter d’une vie trépidante d’espions... s’ils en avaient le droit !
Comment plonge-t-on dans "La Piscine" ?
Société d’informations oblige, les groupes terroristes et les services secrets se sont adaptées aux technologies de l’information : forums de discussion, sites web, courrier électronique... De l’analyste, à l’ingénieur, en passant par le non moins essentiel traducteur, dissimulant une langue rare comme arme secrète, il s’agit bien d’Intelligence Service.
La DGSE emploie actuellement de 3 500 civils à 1 500 militaires environ. Comme pour tout autre poste dans l’administration publique, le personnel est majoritairement recruté sur concours, à partir de bac+3 pour les civils. Aujourd’hui, si ces services disposent de peu de places, le métier et les postes à pourvoir sont promis à une forte évolution dans les années à venir, notamment dans un environnement international tendu et face à l’ouverture d’un nouvel espace : le cyber.
Concernant d’éventuels recrutements de pirates, il ne faut pas oublier que la DGSE dépend du ministère de la Défense, afin d’éviter tout conflit d’intérêt avec les pouvoirs politiques en place, et ne manquera pas de placer en prison les pirates tombés dans l’illégalité.
Guerre technologique
Dès le début des années 80, la DGSE dispose de son propre outil de surveillance : le logiciel de traduction automatique Taïga, fourni par Thomson. Depuis, le service a bien sûr évolué et de nombreux outils sont désormais utilisés pour surveiller toutes les communications : stations radars, câblage sous-marins, écoute satellitaire, programmes informatiques de surveillance du web... tous les ingrédients d’un Frenchelon, sur le modèle du système américain d’interception des communications téléphoniques privées, fax et courriers électroniques.
Des écoutes largement facilitées par l’utilisation à grande échelle des réseaux satellitaires.
Stations d’écoutes :
Les bases françaises connues se situent à différents endroits :
Alluets-Feucherolles
(Yvelines)
Agde (Hérault)
Domme
(Dordogne)

Solenzara
(Corse-du-Sud)
aux
Antilles
à la Réunion
à Djibouti
à Mayotte
Ces bases emploieraient au moins 1 500 personnes. Récemment, la DGSE aurait d’ailleurs fait appel au CEA, Commissariat à l’Energie Atomique, afin de profiter de son système informatique particulièrement puissant, pour le décryptage de codes entre autres.
Imagerie spatiale
La France dispose de ses propres satellites espions.
La DGSE réalise l’interprétation des images spatiales fournies par les satellites de type Spot, et plus récemment Helios 1 et 2. Tous lancés par la fusée Ariane.
La résolution des images actuellement fournies par Hélios 2 est inférieure au mètre.
Moyens informatiques
L’informatique de la DGSE, entre Linux et portables durcis
La DGSE (Direction Générale de la Sécurité Extérieure), les services secrets français, possède un parc informatique impressionnant qui, bien entendu, tombe sous le coup du secret défense.
En termes de calcul, la DGSE possède depuis 1992 un supercalculateur T3D , qui remplace à lui tout seul le vieux Cray 1 dont les capacités ne permettent plus de suivre l’évolution des niveaux de cryptages : « Les superordinateurs de la DGSE servent à casser les codes qui protègent des messages interceptés par les satellites français actuellement en orbite. » affirme Eric Denécé , fondateur du CF2R (Centre Français de Recherche sur le Renseignement).
L’automatisation de l’interception et des moyens de déchiffrement, les flux générés par l’utilisation d’Internet et la capacité à intercepter de nouveaux systèmes de télécommunications utilisant des codages propriétaires, sont les priorités qui poussent la DGSE à se doter des meilleurs matériels et logiciels.
Qui dit parc informatique dit forcément augmentation des budgets en conséquence, selon le député Yves Fromion auteur d’un rapport sur les crédits du renseignement, les coups avoisinent une enveloppe globale estimée à 1,3 milliard d’euros, définie par la loi de programmation militaire, qui court jusqu’en 2008. Une constante évolution donc, sachant aussi que le parc des ordinateurs pour les agents analystes et autres officiers doit être constamment renouvelé pour suivre le rythme des logiciels -dont certains sont réalisés en interne- question de sécurité et d’efficacité.
Révolu donc le temps doré de TAIGA (traitement automatique de l’information géopolitique d’actualité), ce logiciel développé pour la DGSE à partir de 1987 et permettant de réaliser une veille technologique basée sur une analyse sémantique de l’information. Aujourd’hui, ils sont multiples, soit propriétaires soit partagés par d’autres services, tout comme Analyst’s Notebook, un logiciel utilisé par les forces de l’ordre et les services d’investigation. Il permet de réaliser des analyses visuelles de données pour révéler instantanément les éléments communs utilisés par des cibles différentes, par exemple, il met en évidence les réseaux, révèle les structures de commandement ou de contrôle d’une organisation criminelle ou terroriste : « Ce logiciel est utilisé par la PJ pour les affaires criminelles et la DST l’utilise pour la lutte contre le terrorisme et pour la veille » affirme Patrice Cayrol , Président Directeur Général de la société IparI (Investigation par l’Image). Ce logiciel est utilisé aujourd’hui par le FBI, la DST et la DGSE pour traquer Al-Qaïda . La moindre information est alors numérisée et partagée, apparaît alors visuellement le réseau terroriste et ses interconnexions.
Sur le terrain, les agents de la DGSE, ceux du Service Action, sont équipés depuis quelques temps déjà avec des ordinateurs portables renforcés de la gamme GoBook . Des portables "tout-terrain" entièrement réalisés sur mesure par la société Itronix et qui équipent déjà beaucoup d’unités très spéciales de part le monde. De source officielle, ces ordinateurs tournent sous Linux, avec un noyau entièrement fait "maison" par les informaticiens de la "Piscine" : « Avec Linux on contrôle tout, de l’information saisie sur la machine en passant par le cryptage et la transmission, il vaut mieux faire confiance à un système que nous avons bâtit plutôt qu’à autre chose (cf. Microsoft Windows) dont nous n’avons pas examiné à la loupe le code source » affirme un informaticien, aujourd’hui consultant privé qui a passé trois ans dans la maison.
La DGSE parie fortement sur les nouvelles technologies et l’informatique pour l’aider dans sa mission de protection des intérêts français de part le monde, mais la situation est presque désespérée en ce qui concerne les "cerveaux" qui font cruellement défaut. Selon une source interne, la DGSE manque d’informaticiens chevronnés qui « préfèrent passer au privé » parce qu’ils y sont « mieux payés », autre méfait de l’administration, quand vous rentrez à la DGSE votre carrière est bloquée, plus aucune possibilité d’évolution « votre dossier est figé, il ne fait qu’une ligne, quoi que vous auriez pu faire, quoi que vous valez, beaucoup de nos meilleurs militaires ou civils refusent de passer par la case DGSE ».
Si l’informatique évolue au sein de nos services secrets, l’administration a tendance à oublier qu’un ordinateur se pilote grâce à un cerveau humain.
Source : Jean-Paul NEY (2005) pour le site www.intelink.info
Renseignement économique
Comme les autres services secrets étrangers (CIA en tête), la DGSE a suivi le mouvement et s’implique désormais fortement dans le renseignement économique.
En
effet, le métier du renseignement a considérablement évolué face à la prolifération de 3 activités malveillantes touchant les entreprises :
le
crime organisé
l’espionnage
industriel
la désinformation
Dans ce domaine, les gouvernements n’hésitent plus à s’immiscer dans l’espionnage commercial pour défendre les intérêts de leurs pays, voire en échange de bons procédés. En 1994, Airbus aurait ainsi perdu un marché de 80 avions ravitailleurs en Arabie Saoudite, Boeing ayant reçu des informations confidentielles sur l’offre du consortium européen, récupérées via le réseau d’espionnage électronique planétaire "Echelon".
A l’inverse, en 1991, le FBI révèle les tentatives d’espionnage de la DGSE sur certaines entreprises américaines, notamment Texas Instrument et IBM.
Victimes à leur tour de la mondialisation, les services du monde entier doivent faire face aux participations, fusions/acquisitions des grandes entreprises. Ainsi, en 1995, le ministère de la Défense est intervenu pour empêcher la cession à IBM d’une filiale de France Télécom équipant les services français du renseignement en systèmes informatiques. A noter, aux Etats-Unis et en Allemagne, les services de renseignement sont soumis à des instances de contrôle, ce qui n’est pas le cas en France...
Malgré les activités de Ian Fleming au sein des services de renseignement de la marine britannique durant la Seconde Guerre Mondiale, nous sommes bien loin du mythe James Bond, ses gadgets en tout genre et ses missions très manichéennes. La réalité est bien moins romanesque mais reste très secrète, notamment en France, et souvent intéressée, aux Etats-Unis par exemple.
Des opérations célèbres :
DÉCOUVREZ
LES AFFAIRES CÉLÈBRES: ![]()
Le Réseau Nicobar
Exploitation du réseau « Nicobar » qui permit à la France de vendre 43 Mirage 2000 à l’Inde et de connaître la composition du blindage du char T-72 soviétique
Le Rainbow Warrior
Le 10 juillet 1985, Affaire du Rainbow Warrior : opération « Satanic », une équipe de la DGSE fait exploser dans le port d’Auckland le Rainbow Warrior, bateau de l’organisation Greenpeace, faisant une victime, le photographe néerlandais Fernando Pereira.
En juillet 1985, l’Elysée (François Mitterrand) et le Ministère de la Défense (Charles Hernu) décide de frapper l’organisation écologiste Greenpeace, alors opposée à la politique nucléaire française, et de couler son navire le Rainbow Warrior en territoire étranger, à Aukland, Nouvelle-Zélande.
Une équipe est envoyée sur place, fait du repérage et de nuit pose des mines sur la coque du bateau Rainbow Warrior ancré dans le port d’Auckland.
L’affaire tourne rapidement au fiasco car l’opération qui ne devait être qu’un "coulage" sans victime fait un mort lors de l’explosion, un photographe appartenant à Greenpeace et suspecté d’être un agent du KGB (appartenance non confirmée).
Connus sous le nom des jeunes mariés en voyage de noces, les faux époux Turenge, le capitaine Dominique Prieur (Sophie Turenge) et le colonel Alain Mafart (Alain Turenge) vont devenir les agents secrets français... les plus célèbres du monde.


(Alain Mafart - Dominique Prieur)
Il semble en effet dans cette affaire qu’ils étaient balancés par quelqu’un. Arrêtés, jugés et emprisonnés en Nouvelle-Zélande, le gouvernement français obtiendra finalement de les faire incarcérer en territoire français, en Nouvelle-Calédonie.
2006, octobre : l’affaire ressort dans les médias suite à l’annonce de la candidature de Ségolène Royal à l’investiture socialiste pour la Présidence de la République. En effet en 1985 son frère, Gérard Royal, a participé à l’opération "Rainbow Warrior". Antoine Royal, le frère de Gérard indique dans la presse que Gérard, alors officier de la DGSE, aurait lui meme posé la bombe mais celui ci dément et minimise son role dans cette opération en affirmant qu’il n’était chargé que de conduire le zodiac qui a amené les deux plongeurs artificiers chargés de poser les mines - on parle d’une troisième équipe de trois hommes avec Gérard et deux nageurs de combat (et non les faux époux Turenge ?). Le lieutenant Gérard Royal opérait en Nouvelle-Zélande sous le nom d’emprunt de Francis Verlet et serait reparti de Nouvelle-Zélande via un vol pour Tahiti sans avoir été inquiété par les autorités néo-zélandaises (parce qu’il était le frère de Ségolène ?).


Jean-Michel Barcelo Roland Verge Gérard Andries Xavier Christian Manquet
Ces photos sont celles des quatre français qui ont voyagé sur Ouvéa. Les identités de ceux qui ont placé les bombes sur le Rainbow Warrior n'ont jamais été établies officiellement.
Quelques agents et leurs Biographies: ![]()
Gérard Royal a depuis quitté les services secrets français actifs et travaille dans le privé pour une société spécialisée dans l’intelligence économique et les enquêtes d’environnement de nos dirigeants français.
En 1995, Dominique Prieur ne travaillait plus à la DGSE mais à la Direction des Ressources Humaines de l’Armée de Terre, au Ministère de la Défense, boulevard St-Germain.
Alain Mafart a quant à lui quitté l’armée.
Cette affaire de la DGSE vs Greenpeace a alors fait grand bruit dans les médias et la "piscine" a été éclaboussée par cette affaire. Le "Rainbow Warrior" a depuis inspiré plusieurs films et téléfilms dont le récent "Agents Secrets", avec Vincent Cassel, Monica Bellucci et André Dussollier.
Les otages en Irak
Le Service Action de la DGSE a contribué à la libération des otages français en Irak, les journalistes Christian Chesnot et Georges Malbrunot.
Le 12 juin 2005, la DGSE libère Florence Aubenas en Irak.
La rumeur Ben Laden
Selon le journal L’Est Républicain, la DGSE aurait rapporté au président français Jacques Chirac le 21 septembre 2006 qu’Oussama Ben Laden, le chef de l’organisation terroriste internationale Al Qaida, serait mort le 23 août 2006 au Pakistan après avoir contracté la Fièvre typhoïde. Manipulation, intoxication ou information ? En tout cas à la fin novembre 2006 l’intéressé (Ben Laden) n’a toujours pas démenti cette rumeur.
Opérations en Irak
Lundi 27 novembre 2006, France 2 annonce la disparition d’un agent secret opérant en Irak. Ni son identité ni son grade n’ont été révélé comme il est d’us et de coutume dans le métier.
Michèle Alliot-Marie a présidé à Perpignan la cérémonie des honneurs militaires rendus à un sous-officier de la Direction générale de la sécurité extérieure (DGSE), tué le 21 novembre à Bassorah. Un autre a été grièvement blessé.
C’est le premier militaire français tué en Irak depuis l’intervention américaine en 2003. Un sous-officier de la DGSE a été tué le 21 novembre en Irak, à Bassorah, à un barrage routier. « Michèle Alliot-Marie, ministre de la Défense, a présidé ce matin à Perpignan la cérémonie des honneurs militaires rendus au défunt », a fait savoir le ministère.
Il n’a néanmoins donné aucune indication sur les raisons de la présence de cet agent à Bassorah et ne précise pas son identité, conformément aux règles de fonctionnement des services de renseignement français. Tout juste a-t-il indiqué que le sous-officier était âgé « d’une trentaine d’années ». De source proche du ministère de la Défense, on précise également que les deux soldats français participaient à une « mission de protection du personnel consulaire à Bassorah » au sein d’une « petite équipe », également chargée « de missions traditionnelles » de renseignement.
Selon le Point, qui a révélé l’information, la victime, un membre du service Action de la DGSE chargé de la section de protection de la mission diplomatique française en Irak, a été tuée par balle. Un second agent, lui aussi membre du service Action, a été très grièvement blessé et rapatrié en France samedi, en même temps que le corps de son camarade. Une information confirmée par le ministère
Les deux hommes circulaient en voiture lorsqu’ils ont été arrêtés à un check-point, où un membre d’une milice locale a ouvert le feu sur eux, « bien qu’ils aient excipé de leur qualité de diplomates », selon Le Point.
Le service Action de la DGSE avait été chargé de la récupération des journalistes français otages en Irak, Georges Malbrunot, Christian Chesnot et Florence Aubenas.
Le scandale Rainbow Warrior (1985)
En juillet 1985, le Rainbow Warrior, bateau de l’organisation écologiste Greenpeace mouille à Auckland, en Nouvelle-Zélande. Son but est d’emmener d’autres bateaux vers l’atoll de Mururoa pour protester contre les essais nucléaires français et les gêner dans la mesure du possible, en violation des lois et règlements applicables.
Le gouvernement français (sous la présidence de François Mitterrand) fait appel à la DGSE pour parer à cette menace. Probablement à la demande explicite du ministre de la Défense, Charles Hernu, l’amiral Pierre Lacoste, chef des services secrets français, lance l’opération Satanic dans l’urgence.
Malgré les protestations des officiers de la Direction des opérations, les délais indispensables à la préparation et les reconnaissances ne sont pas respectés. Deux agents de la DGSE, opérant sous la fausse identité des époux Turenge (Dominique Prieur alias Sophie Turenge et Alain Mafart alias Alain Turenge) sont chargés de mener l’opération.
L’opération Satanic est une opération de neutralisation du Rainbow Warrior.
Le plan consiste à placer sous la coque du navire deux charges explosives, une première de faible puissance destinée à faire sortir les occupants du bateau alors à quai, une seconde de forte puissance destinée à le couler. Les explosifs utilisés sont des mines de fabrication militaire. Ces deux agents sont chargés de réaliser les repérages alors qu’une deuxième équipe arrivée en voilier et composée de trois agents apporte le matériel. Les trois agents du voilier l’Ouvéa sont des nageurs de combats.
L’opération se déroule le 10 juillet 1985. Le matériel est transféré de la camionnette des faux époux Turenge dans le canot pneumatique de type Zodiac des trois nageurs de combats. Deux des nageurs posent les bombes et le troisième pilote le canot. Le pilote sera ensuite identifié comme l’homme au bonnet rouge et l’Express affirmera qu’il s’agit de Gérard Royal (frère de Ségolène Royal) devenu ensuite lieutenant-colonel avant de quitter l’armée.
Le rôle de Gérard Royal selon une source anonyme - un des anciens patrons de Royal - était de récupérer les deux plongeurs qui devaient faire sauter le navire et de les remettre au chef de mission. Pas de poser l’engin explosif.
À 23h50, le navire est coulé mais le photographe néerlandais, d’origine portugaise, Fernando Pereira, parti récupérer ses équipements photographiques après la première explosion, meurt dans la seconde.
En outre, les faux époux Turenge sont facilement arrêtés par la police néo-zélandaise d’Auckland à cause de la camionnette qu’ils ont louée pour récupérer les plongeurs chargés de placer les explosifs. Un certain nombre de cambriolages ont précédemment eu lieu sur le port et un plaisancier voyant cette camionnette attendant dans un coin discret se précipita pour noter son numéro d’immatriculation, ce qui permet à la police de réagir rapidement.
Le lieutenant Gérard Royal, sous le nom d’emprunt François Régis Verlet, arrivé en Nouvelle-Zélande via Tokyo le 7 juillet 1985, est reparti vers Tahiti le 10 juillet 1985, juste après l’explosion.
Dès le 12 juillet 1985 à 9h du matin, la police néo-zélandaise interpelle deux touristes suisses munis de faux papiers, les "faux époux Turenge", qui sont en fait les deux agents de la DGSE, Alain Mafart et Dominique Prieur. Méfiant, le surintendant Alban Galbraith, chef de la Criminal Investigation Branch envoie 2 télex, l’un à Londres, l’autre à Berne. La réponse arrive le 14 juillet : ces passeports sont des faux. La presse néo-zélandaise commence à mettre en cause les services spéciaux français.
Ils sont inculpés de meurtre le 23 juillet 1985. Le Premier ministre néo-zélandais, David Lange, accuse des "éléments étrangers" d’avoir pris part à l’attentat, visant implicitement la France. Le 26 juillet, la justice néo-zélandaise lance un mandat d’arrêt international contre les passagers du voilier Ouvéa, qui a levé l’ancre d’Auckland la veille du sabotage et contre l’agent de la DGSE qui avait infiltré l’organisation avant l’opération pour faire des repérages.
Alors que le ministre nie toute implication de la DGSE, l’imminence de la publication de documents compromettants décide François Mitterrand à commander le 6 août un rapport au conseiller d’Etat Bernard Tricot, qui conclura le 26 août à blanchir la DGSE, suscitant même les doutes du Premier ministre de l’époque, Laurent Fabius. Après la révélation le 17 septembre par le quotidien Le Monde d’une troisième équipe alors que la défense de la France s’appuyait sur l’impossibilité pour les faux époux Turenge et les hommes de l’Ouvéa d’avoir commis l’attentat, le scandale rebondit. Le surlendemain, le Président réclame à son Premier ministre des sanctions. Le 20 septembre, le ministre de la Défense Charles Hernu démissionne et l’amiral Pierre Lacoste est limogé. Le 22, Laurent Fabius finit par admettre à la télévision que les services secrets français avaient mené l’attaque du Rainbow Warrior.
Le 4 novembre 1985, Alain Mafart et Dominique Prieur comparaissent devant la cour d’Auckland pour les premières auditions ; ils plaident coupable d’homicide involontaire. Le 22 novembre, les agents français sont condamnés à 10 ans de prison. Ils sont transférés en juillet 1986 sur l’atoll de Hao puis rapatriés en France.
Le procès a été filmé malgré l’opposition des français et sera diffusé sur une chaîne nationale à compter du 26 septembre 2006. Les agents français ont été déboutés par la cour suprême néo-zélandaise de leur opposition à la diffusion de la vidéo du procès.
Rappelons qu’il avait été envisagé par les services français de dégrader le gazole du navire en déversant des bactéries dans les réservoirs, avant de retenir l’option de la bombe.
La polémique de 2006 et les élections présidentielles de 2007 :
Le 29 septembre 2006, Antoine Royal déclare à la presse que son frère Gérard Royal se serait vanté d’avoir lui-même posé la bombe, ce que l’intéressé dément par la suite. Le premier ministre a exclu toute nouvelle action concernant le Rainbow Warrior compte tenu des engagements internationaux pris entre la France et la Nouvelle Zélande.
Une polémique qui tombe à point nommer alors que Ségolène Royal vient de se déclarer candidate aux élections présidentielles de 2007.
Directeurs généraux
Le directeur général de la DGSE peut être un haut fonctionnaire civil ou militaire.
Directeurs généraux du SDECE (1944-1981)
| Directeur | Début | Fin |
|---|---|---|
| Jacques Soustelle | 6 novembre 1944 | 18 avril 1945 |
| André Dewavrin (le « colonel Passy ») | 19 avril 1945 | avril 1946 |
| Henri-Alexis Ribière | avril 1946 | janvier 1951 |
| Pierre Boursicot | janvier 1951 | septembre 1957 |
| Paul Grossin (général de division) | 1957 | 1962 |
| Paul Jacquier (général) | 1962 | 1966 |
| Eugène Guibaud (général) | 1966 | 1970 |
| Alexandre de Marenches | 6 novembre 1970 | 12 juin 1981 |
Directeurs généraux de la DGSE (1981-aujourd’hui)
| Directeur | Début | Fin |
|---|---|---|
| Pierre Marion (préfet) | 17 juin 1981 | 10 novembre 1982 |
| Pierre Lacoste (amiral) | 10 novembre 1982 | 19 septembre 1985 |
| René Imbot (général) | 20 septembre 1985 | 1er décembre 1987 |
| François Mermet (général) | 2 décembre 1987 | 23 mars 1989 |
| Claude Silberzahn (préfet) | 23 mars 1989 | 7 juin 1993 |
| Jacques Dewatre (diplomate) | 7 juin 1993 | 19 décembre 1999 |
| Jean-Claude Cousseran (diplomate) | 19 décembre 1999 | 24 juillet 2002 |
| Pierre Brochand (diplomate) | le 24 juillet 2002 | - |
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LES AFFAIRES CÉLÈBRES: ![]()
En raison des activités secrètes des agents de la DGSE (et avant du SDECE), il n’est pas toujours facile d’établir l’appartenance de certaines personnes à ce service.
POSTULEZ POUR LA D.G.S.E
Une
fois, que vous comprennez les enjeux de votre requête, veuillez
faire parvenir votre CV et une lettre de motivation manuscrite en recommandée
:
Direction
Générale de la Sécurité Extérieure
141 Boulevard Mortier,
75020 Paris
Tel: 01 42 19 30 11
Ministère
de la Défense
BCAC-CG n°196
14 rue St DOMINIQUE
00449 ARMEES.
TEL
: 01.42.19.34.90. poste 65253 ou 64373
FAX : 01.58.39.80.38

POUR RÉPONDRE A VOS QUESTIONS....
Premièrement
: la DGSE recrute selon ses besoins. Deuxièmement
: ni les orientations stratégiques de la DGSE ni son organisation détaillée
ne se trouvent dans des magazines.
Conclusion : il est impossible de savoir quelle est la "voie royale",
quelle spécialité permettront, dans les années à venir,
d'intégrer les rangs de la DGSE. En outre, lorsque l'on passe un concours
civil quelle que soit la catégorie, il est impossible de savoir, en
cas de réussite tant au concours qu'à l'enquête "de
moralité", quel poste vous est réservé. Tel qui espérait
le Service Action se retrouvera comptable des effets d'habillement à Cercottes,
tel qui espérait devenir officier traitant se retrouvera analyste à Paris,
etc. Ces dernières années, la centrale a fait beaucoup d'efforts
en matière d'équipement informatique principalement pour améliorer
ses capacités en matière de décryptage. On pouvait donc
se dire : je vais étudier les maths ou l'informatique. Oui mais voilà :
les postes sont désormais pourvus. Alors que dire, que faire, quoi penser
?
La chose à faire serait de se recentrer sur les fondamentaux et se dire
avant toute chose que se contenter du minimum syndical genre "bac S" ou "capacité en
droit" est dramatiquement insuffisant. Beaucoup de "bac S" ou
de "capacité en droit" sont sur le marché.
Le premier des fondamentaux consiste à être parfaitement bilingue.
Et en l'occurrence, ce n'est pas de l'anglais dont il s'agit : pour des raisons évidentes,
le chinois ou l'arabe me paraissent plus appropriés. Et attention :
maîtriser au moins une langue étrangère sera (si ce n'est
pas déjà le cas) OBLIGATOIRE même pour les paramilitaires
du Service Action.
Le deuxième des fondamentaux consiste à viser au moins bac +
5 dans une spécialité "intéressante". Exemples
de spécialités "intéressantes" : psychologie
(indispensable pour un officier traitant), réseaux de transmission (interceptions,
cyber-guerre), analyse financière (renseignement économique),
physique nucléaire, etc. Les spécialités telles que Sciences
Po, sont à mon
avis à proscrire. Et que l'on ne s'y trompe pas : on pourrait par exemple
penser qu'un spécialiste de physique nucléaire au sein de la
DGSE va passer son temps derrière un ordinateur. Faux : il peut être
amené à parcourir le monde pour assister à tout ce qui
se fait en matière de conférences, il peut être amené à monter
des opérations clandestines ("montage" d'une société-écran
spécialisée en ingénierie nucléaire par exemple),
il peut être amené à participer, en France ou à l'étranger,
au "debriefing" de prisonniers ou de transfuges, etc... Une anecdote à ce
sujet : par référence au 11e Choc, une figure du renseignement
proposa il y a quelques années la création d'un "11e Soft" chargé des
opérations "de choc" sur Internet !
Le troisième des fondamentaux serait de ne pas faire une fixation sur
la DGSE. Il existe actuellement de plus en plus de "boîtes" civiles
qui font le même genre de travail ou du moins à peu de choses
près. Sans le carcan administratif inhibant dans lequel la DGSE est
parfois engoncée.
LES CONCOURS DE LA FILIÈRE CIVILE
Pour les concours, vous pouvez vous renseigner :
Par courrier :
SGA/DFP/Sous-direction
de la gestion du personnel civil
Bureau des concours et emplois réservés - GPC/2.2
26, Boulevard Victor - 00463 . ARMEES
ET
DGSE Direction générale de la sécurité extérieure 141 boulevard Mortier 75020 Paris
Bureau
des concours des armées Ministère de la Défense
BCAC-CG n°196 14, rue Saint-Dominique 00449 Armées
Par téléphone : 01.45.52.50.88
Par Courriel : bureauconcours@concours-civils.defense.gouv.fr
Comment y aller :
5
bis, avenue de la Porte de Sèvres bâtiment N°17 - 5ème étage
PARIS 15ème - métro : Balard (ligne 8) - RER ligne C
Il existe deux statuts parmi le personnel de la DGSE :
Celui des fonctionnaires civils (3244 agents), et celui des militaires (1369 personnes). Ces fonctionnaires, sont recrutés par voie de concours dans des corps d'appellation propre, mais correspondant aux trois catégories de la fonction publique classique (A, B et C).
Différentes filières sont proposées :
Catégorie
A : (en 2004, un poste ouvert pour 38 candidats)
Corps des délégués : concours option "renseignement
et administration générale", option "science de l'ingénieur",
option "interprétariat et traduction"
Catégorie
B
Corps des secrétaires de documentation
Corps des contrôleurs des transmissions
Corps des secrétaires spécialistes
Catégorie
C
Corps des agents techniques de l'électronique
Corps des adjoints administratifs
La
DGSE recrute également, par voie de détachement ou par
affectation
de fonctionnaires de corps interministériels (une dizaine par an).
Pour toutes informations sur les concours, se reporter au site officiel de la Défense.
Pour les modalités et les épreuves, les dates et les écoles de préparation, voir le site de la Fonction Publique.
Pour les civils : concours de catégorie A, ouvert des le niveau licence. En moyenne, un concours par an, avec au plus : 56 postes. Au moins, deux à trois postes.
Niveau réel attendu : D.E.A, D.E.S.S. Préparation E.G.E Ecole de guerre, I.E.P.
Pour les catégorie B et C : Par détachement interne.
Pour les militaires, détachement : Par voie interne également.
Chaque année, les services de la Défense, suite au vote du budget définissent le nombre de poste ouvert. Puis, par une note plus tardive, la date du concours et le programme.
Vous pouvez également, pour les civils, avoir plus d'information en vous déplaçant directement au Ministère de la défense, au service ; carrière et promotion. Ne pas téléphoner, se déplacer seulement.
Pour ceux qui passent le CM2, des équipes de recrutement viendront en place, pour présenter le service et ses missions et prendre votre nom si vous êtes intéressés. Attention, cela ne présage en rien de votre recrutement. Cela, dépendra de votre réussite a l'examen en question, votre profil et de vos origines.
E.G.E : ce sont les sigles, pour l'école de la guerre économique ?

Oui en effet, il s'agit du nom de cette école, intégrée au sein de l'école de guerre, et ayant pour but, la préparation des cadres du secteur publique ou privé, à répondre au risque que représente aujourd'hui l'intelligence.
Si je vous parle de cette école, en vue de la préparation au concours défense DGSE, c'est que l'ensemble des questions qui tomberont au moment de ce dernier ont, ou seront traitées, à l'EGE. Il est donc essentiel si l'on veut réussir de mettre toutes les chances de son coté.
Il existe d'autres formations comme : l'IFRIS ou l'EHESS, section stratégie ou section politique, bien que le centre R. Aaron a généralement vocation pour le quai d'Orsay.
Bien que ces écoles, ou instituts préparent non directement au concours, elles ont des valeurs sures pour réussir. Ce ne sont pas des antennes des renseignements, même si bon nombre des professeurs et des étudiants de ces unîtes, ou de ces formations participes d'une manière non directe, a l'élaboration de rapports, ou de synthèses pour les ministères.
Concernant la réponse pour les autres moyens de lutte contre l'intelligence en général, ou la fuite des cerveaux. Le gouvernement, et cela, quelque soit son étiquette, a mis en place des structures de prévention et d'ouverture d'observatoires. Les financements sont état mais non défense.
On ne peut en aucun cas, les assimiler à la DGSE. L'intelligence, n'est pas la chasse gardée des seuls militaires. Beaucoup d'autres services et ministères y participent.
Concernant la procédure, nous pouvons prendre par exemple, le cas des thèses cofinancées par les entreprises et l'état. Souvent, a l'issue de la thèse, l’étudiant est recruter sous condition, et cela en vue d'éviter la fuite, ou simplement, éviter la fuite de technologie dites fondamentales.
Enfin, la crainte de la réapparition d'un service tel : le SAC ou autres, fait qu'a la fois le gouvernement, les ministères, ou la DGSE elle même essayent dans la mesure du possible de ne pas créer d'ingérence, et éviter la manipulation.
POUR UN RECRUTEMENT MILITAIRE
Pour
connaître les postes ouverts dans le métier du renseignement,
Consultez la bourse à l'emploi de l'armée de Terre :
Sélectionnez "Par domaine de spécialité/Renseignement"
Filmographie :
Contrairement à la CIA américaine et au MI6 britannique, la DGSE n’a fait l’objet que de peu de films.
Cinéma :
Agents
Secrets (Frédéric
Schoendoerffer, 2004)
Le
Professionnel (Georges Lautner, 1981) avec Jean-Paul Belmondo
Nikita (Luc Besson, 1990)
Télévision :
Opération Rainbow Warrior (Charlotte Brandström, 2006)
JM
Albert, La Riposte, La Table Ronde, 2004, (suite) L'Infiltration, Paris,
Des Idées & Des
Hommes, 2007
Roger Faligot et Pascal Krop, La Piscine : les services secrets français,
Paris, éd. du Seuil, 1985
Claude Faure, Aux services de la République : du BCRA à la DGSE,
Paris, Fayard, 2004
Dominique Fontvielle et Jérome Marchand, Mémoires d’un
agent secret, Paris, éd. Flammarion, 2002
Pascal Junghans, Les services de renseignements français, Paris, Éditions
Edmond Dantès, 2006, (ISBN 978-2-35372-003-3)
Herve Jaubert. Il n'y a plus de secrets dans les services, Odilon-Media, 1995.
Pierre Lacoste, Alain-Gilles Minella, Un amiral au secret, Paris, Flammarion,
1998
Alain Mafart, Carnets secrets d'un nageur de combat : du « Rainbow Warrior » aux
glaces de l’Arctique, Paris, éd. Albin Michel, 1999
Pierre Marion, Mémoires de l’ombre. Un homme dans les secrets
de l’État, Paris, éd. Flammarion, 1999
Pierre Marion, La Mission impossible : à la tête des services
secrets, Paris, éd. Calmann-Lévy, 1991
Pierre Martinet, Philippe Lobjois, Un agent sort de l’ombre, DGSE service
action, Paris, éd. Privé, 2005
Constantin Melnik, Des services « très » secrets, Paris, éd.
du Fallois, 1989
Patrick du Morne Vert Mission oxygene, Paris, Filipacchi, 1987
Mornevert, Passerelle Bankovski, Paris, JM Laffont, 2005
Dominique Prieur, Agent secrète, Paris, éd. Fayard, 1995
Claude Silberzahn, Au cœur du secret : 1 500 jours aux commandes de la
DGSE (1989-1993), Paris, Fayard, 1995
Renseignement économique
"Surveillance électronique planétaire",
Duncan Campbell - Editions Allia
"Secrètes affaires : les services secrets infiltrent les entreprises", Guillaume Dasquié -
Editions Flammarion
Sur
le Web :
Montage:
Patrice Saint-Jacques : ![]()
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