LES FONCTIONNEMENTS

DE LA D.G.S.E

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Direction générale de la sécurité extérieure

La Direction générale de la sécurité extérieure (DGSE) est le principal service d'espionnage de la France. C'est la nouvelle appelation du SDECE depuis 1982

Organigramme


Structure du service

La structure moderne de la DGSE est issue de la restructuration imposée par Claude Silberzahn dès son arrivé à la tête du service en 1989.

 

Directeur-Général Pierre Brochand

Directeur de Cabinet Dominique Champtiaux

Chef de Cabinet Marc Pimond

Direction de la Stratégie Bruno joubert

Direction du Renseignement Alain Juillet

Direction des Opérations Xavier Bout de Marnac

Direction de l'Administration Henri paul trollé

Direction Technique Colonel Mathian

 

La Direction de l'administration est chargée des missions d’administration générale pour l’ensemble des directions et services.
Elle définit et met en oeuvre les politiques de recrutement et de gestion individuelle et collective du personnel civil de la direction générale de la sécurité extérieure ; elle assure, dans le cadre réglementaire applicable à ce personnel, la transposition et la mise en application des mesures réglementaires relatives à la fonction publique de l’Etat.

Elle définit, en liaison avec l’ensemble des directions et services, et met en oeuvre la politique d’emploi et assure la prévision et le suivi des effectifs pour l’ensemble du personnel civil et militaire.

Elle assure une fonction de conseil, d’expertise et d’assistance juridique et, à ce titre, participe, en liaison avec les organismes ministériels compétents, à la défense de l’administration ainsi qu’à la protection juridique des agents ; elle fait appliquer et contrôle les dispositions relatives à l’hygiène, à la sécurité et aux conditions de travail.

Elle définit et met en oeuvre la politique de formation du personnel ainsi que les actions de formation ou de communication à destination d’autres administrations ou entités françaises ou étrangères dans le domaine de compétence de la direction générale de la sécurité extérieure.

Elle est chargée de la préparation et de l’exécution du budget, de l’organisation et de la tenue de la comptabilité des recettes et des dépenses et du suivi de la gestion des crédits ; elle coordonne les procédures de répartition des ressources inscrites dans la loi de finances. Elle prépare les marchés, les passe et en suit l’exécution.

Elle définit et met en oeuvre les politiques d’acquisition, de maintien en condition et de réforme des matériels et des infrastructures et assure le soutien dans ces domaines des directions et services mentionnés à l’article 1er du présent arrêté.

La Direction de la stratégie est chargée de la transmission et du suivi des orientations recueillies auprès des interlocuteurs officiels de la direction générale de la sécurité extérieure ainsi que de l’animation et de l’évaluation de la production de renseignements. Elle est responsable de l'adéquation du renseignement recherché avec les besoins des clients. Elle entretient, notamment, le contact avec le ministère des Affaires Étrangères. Elle élabore des documents de doctrine et d'orientation générale, ainsi que des études sur les options possibles de la politique française. A 60% son travail consiste à avoir une assise stratégique dans les ministères et les opérations internes. De plus elle travaille beaucoup pour son propre compte afin d'accroître sa marge de manoeuvres en France comme à l'étranger afin d'échapper aux différents contrôles gouvernementaux.

La Direction du Renseignement est chargée de rechercher et d’exploiter les renseignements intéressant la sécurité de la France, de détecter et d’entraver, hors du territoire national, les activités d’espionnage dirigées contre les intérêts français afin d’en prévenir les conséquences, d’assurer les liaisons nécessaires avec les autres services ou organismes concernés et de fournir la synthèse des renseignements dont elle dispose. Traditionnellement orientée vers le renseignement militaire, cette branche était relativement faible en matière de renseignements politiques, économiques et technologiques jusqu'au début des années 80. Elle utilise, comme moyen d'analyse un ordinateur du type CRAY-1. Elle est le principal commanditaire de la Division Action.

La Division Technique est constituée de l'ancien Groupement des Contrôles Radio-électriques et elle est responsable du renseignement électronique au niveau stratégique. Elle entretient un certain nombre de stations d'écoutes à travers le monde, nouvelle orientation de la DGSE. La direction technique est chargée officiellement de rechercher et d’exploiter les renseignements d’origine technique, de proposer et de mettre en oeuvre les orientations de la direction générale de la sécurité extérieure dans les domaines techniques.

La Division des Opérations autrefois "service action", est chargée de mener les opérations clandestines : "arma" (destruction ou vol de matériels); "homo" (élimination physique ou enlèvements); "obs" (observation). Elle compte dans ses rangs une majorité de militaires, puisés dans les unités d'élites des trois armées (terre, air, marine).Ses plans dépendent de la Division Action.

 

La Division Action

 

Elle dispose de camps d'entraînement à Cercottes (Loiret), à Roscanvel et à Perpignan (Pyrénées Orientales, anciennement situé à Margival, dans l'Aisne).


Son bras armé était le 11ème Bataillon Parachutiste de Choc (BPC), créé le 1er septembre 1946, basé au Fort de Montlouis et commandé alors par le capitaine Paul Aussaresses.

Il devint la 11ème Demi-Brigade de parachutiste de Choc par l'adjonction du 12ème BPC de Calvi en octobre 1955, dissous le 31 décembre 1963.
Les missions de la 11e DBPC sont alors partiellement reprises par le 13e Régiment de Dragons Parachutistes (13e RDP) de Dieuze et par le 1er Régiment Parachutiste d'Infanterie de Marine (RPIMA) de Bayonne.

Dès la fin de la guerre d'Algérie, le Service Action se réduit considérablement et c'est le Comte Alexandre de Marenches, en 1971, qui décide de le reformer et de le dynamiser.Le 1er novembre 1985, à la suite de l'Opération SATANIQUE, le 11e BPC est réactivé par le président Mitterrand est redésigné 11e Régiment Parachutiste de Choc (11e RPC).

Il est stationné à Cercottes (Loiret), au Centre d'Instructions des Réserves Parachutistes (CIRP) et assure l'instruction des forces spéciales françaises. La formation des nageurs de combat de la DGSE, basés à Quélern (Bretagne), relève de l'Ecole de Plongée (CNC) de St Mandrier.

En 1992, lors de la réforme des services de renseignement et la création de l'état-major des forces spéciales, il a été décidé de laisser le 11e RPC à la DGSE, en raison des missions particulières de la division Action. Le 30 juin 1995, le 11e Choc est à nouveau dissout dans le cadre des mesures de réduction des forces armées françaises. Ses fonctions sont reprises par trois "centres", le CPES à Cercottes, le CIPS à Perpignan et le CPEOM à Roscanvel.

Depuis 1981, la division Action est subdivisée en trois groupes:

Appui aérien

Commandos

Opérations navales

L'escadrille du Groupe aérien mixte 56 (GAM 56) opère exclusivement pour la DGSE.

 

 

LES SECRETS DU GENERAL RONDOT:

HISTORIQUE

Service de documentation extérieure et de contre-espionnage

 

Le Service de documentation extérieure et de contre-espionnage (SDECE) a été créé en 1946 et remplacé le 4 avril 1982 par la Direction générale de la sécurité extérieure (DGSE).
Sous la Quatrième République le SDECE est subordonné au Président du Conseil. Avec l'avènement de la Cinquième République et jusqu'en 1962, il est utilisé par le Premier ministre Michel Debré et se montre particulièrement efficace dans la lutte contre la rébellion en Algérie. À la suite de l'affaire Mehdi Ben Barka, le général De Gaulle décide de subordonner le service au ministre de la défense. Le SDECE et ses cadres se militarisent lentement.

 

Directeurs du SDECE

 

André Dewavrin alias « colonel Passy », (DGER/SDECE), du 19 avril 1945 à avril 1946 ;
Henri-Alexis Ribiere, d'avril 1946 à janvier 1951 ;
Pierre Boursicot, de janvier 1951 à septembre 1957 ;
Paul Grossin (général de division), de 1957 à 1962 ;
Paul Jacquier (général), de 1962 à 1966 ;
Eugène Guibaud (général), de 1966 à 1970 ;
Alexandre de Marenches, du 6 novembre 1970 au 12 juin 1981 ;
Pierre Marion (SDECE/DGSE), du 17 juin 1981 au 10 novembre 1982.

Opérations connues

Pendant la guerre d'Algérie, lutte contre les trafic d'armes en faveur du FLN et des soutiens du FLN en Europe ('porteurs de valises', intellectuels favorables à la rébellion)
En 1968, le SDECE essaya de s'approprier le pétrole nigérian aux dépens des États-Unis et du Royaume-Uni en soutenant les séparatistes biafrais. La révolte fut écrasée par le Nigeria au prix de 500 000 vies ;
Annonce de la guerre du Kippour en octobre 1973 (seul service occidental au courant) ;
Annonce de l’invasion soviétique en Afghanistan en décembre 1979 (elle a devancé la CIA) ;
Opération Barracuda : coup d’État contre l'empereur Jean Bédel Bokassa en République Centrafricaine en 1979 et mise en place d’un gouvernement pro-français ;
Les tentatives de 1977 et août 1980 de renversement du colonel Kadhafi par des militaires libyens pilotés par des agents de la DGSE ;
Les agents de le SDECE infiltrèrent et organisèrent les mouvements séparatistes québécois dans le cadre de l'opération « Assistance et cooperation technique » ou «
Opération Ascot »

Agents connus ou supposés

En raison des activités secrètes des agents du SDECE, il n'est pas toujours facile d'établir l'appartenance de certaines personnes à ce service.
Jean-Charles Marchiani, au SDECE de 1960 à 1970;
Vladimir Volkoff, officier du renseignement pendant la guerre d'Algérie.

 

 

LES LIEUX

Noisy-le-Sec

 

Noisy-le-Sec, département de la Seine-Saint-Denis, canton de Noisy-le-Sec, arrondissement de Bobigny.

Origine du nom
Du latin nucetum, localité des noyers ; la seconde partie du nom se réfère à l'aridité du sol.
Nom des habitants Noiséens et Noiséennes

Population 37 312 habitants au dernier recensement. La ville conserve sa place au 15e rang par ordre décroissant d'importance parmi les 40 communes du département.
Maire : Madame Nicole Rivoire (UDF), élue le 19 janvier 2003
Superficie : 504 ha
Densité de population 7 403 habitants au km² en 1999
Altitude Mairie : 70 m ; altitude moyenne : 57 m ; point le plus haut : 120 m (au sud) ; point le plus bas : 55 m (au nord).

Histoire

Pendant la Seconde Guerre mondiale, la région parisienne a été relativement épargnée par les destructions ; néanmoins, en 1948, 58 communes étaient déclarées sinistrées (Gennevilliers, Saint-Maur, Créteil, Maisons-Alfort...). Gare de triage, Noisy-le-Sec fut bombardée le 18 avril 1944 ; les destructions immobilières ont été considérables. La commune fut déclarée sinistrée le 5 août 1944. Le projet d'aménagement de Noisy-le-Sec était lié au plan général d'aménagement de la région parisienne, qui accordait une large place aux chantiers expérimentaux. Ce projet est pris en considération en décembre 1945, accompagnée d'une déclaration d'utilité publique. Deux chantiers d'expérience étaient envisagés à Noisy-le-Sec ; l'un dans le quartier du Merlan destiné à une cité de maisons préfabriquées, et l'autre sur la place de la gare destiné à un immeuble d'Etat. Début 1945, sous l'impulsion de Raoul Dautry, le ministère de la Reconstruction et de l'Urbanisme avait ordonné la création d'une cité d'expérience composée d'une cinquantaine de maisons prototypes, entourées de jardinets et séparées par des clôtures basses.
La Reconstruction s'effectuait alors dans des conditions difficiles : insuffisance de charbon, pénurie de matériaux de construction traditionnels (ciment, briques, tuiles, carrelage...), insuffisance de matériel, manque de main-d'œuvre spécialisée et locale ; à cela, s'ajoutaient les prix élevés de la construction et l'urgence des besoins. Le ministère de la Reconstruction souhaitait donc mettre l'accent sur l'emploi de matériaux et de procédés de construction nouveaux, nécessitant le moins de matières premières ou le moins d'énergie possible pour leur transformation. Le chantier de la cité de Noisy-le-Sec permettait à des constructeurs français et étrangers de présenter différents procédés de construction mettant en œuvre les matériaux les plus divers : bois, métal, béton, béton armé, matériaux synthétiques... A côté des industriels français, étaient présentes des entreprises des Etats-Unis, du Canada, de la Suisse, de la Grande-Bretagne, de la Suède, de la Finlande... La recherche de prototypes concernait les infrastructures, mais aussi les équipements intérieurs des maisons : cuisines, salles de bain, mobilier. Faire appel à des constructeurs étrangers a nécessité un effort d'information auprès de la population locale ; en effet, elle n'était pas habituée à vivre dans des maisons en bois, ni à cuisiner dans des cuisines américaines ouvertes sur une salle commune. Les travaux commencèrent en septembre 1945, pour s'achever en 1953, date de livraison de la dernière maison. Les prototypes étaient testés au fur et à mesure de leur réalisation. Les maisons ont été attribuées à des sinistrés de la commune par l'intermédiaire d'une Commission de relogement des sinistrés mise en place par la municipalité. Elle était composée de fonctionnaires municipaux et de représentants des services du logement créés par le ministère de la Reconstruction et de l'Urbanisme.
Les chantiers expérimentaux ont été la pièce maîtresse de la politique d'industrialisation du bâtiment mené par le ministère de la Reconstruction et de l'Urbanisme. Fierté du Ministère, des visites y étaient organisées. A Noisy-le-Sec, élus, architectes français et étrangers, étudiants, professeurs d'enseignement ménager, assistantes sociales... se sont succédés pour voir ces maisons, prototypes de préfabrication. A partir de 1948, le ministère entreprend de grands chantiers pour des ensembles plus vastes de logements, fort des premières tentatives des chantiers expérimentaux.
(Sources: Danièle Voldman, La reconstruction des villes françaises de 1940 à 1954, Histoire d'une politique, 1997)
Hydrographie
Si, autrefois, un ruisseau prenait naissance au Goulet (l'ancien chemin du Goulet reliait la place du Carrouge, actuelle place Jeanne-d'Arc, à l'église de Romainville), aucun cours d'eau naturel n'arrose plus Noisy-le-Sec. Les travaux du canal de l'Ourcq furent entrepris en 1805 et la navigation fut ouverte en août 1813 entre Paris et Claye-Souilly. Le canal est la propriété de la ville de Paris depuis 1876 et traverse la commune sur 800 mètres.
Situation géographique
La ville de Noisy-le-Sec est située dans le département de la Seine-Saint-Denis, à 9,5 km de Paris. Le territoire communal s'est développé à partir des versants du plateau de Montreuil jusqu'au canal de l'Ourcq, à 4 km de la porte de Pantin. Elle compte 5 communes limitrophes : Bobigny, Bondy, Montreuil, Romainville et Rosny-sous-Bois. Avec les autoroutes A86 et A3, et la RN3 qui mène Porte de Pantin, elle jouit d'un important nœud routier, ainsi que d'un réseau de transports performant : le RER E, en gare de Noisy-le-Sec, permet de joindre Paris-Saint-Lazare en 12 min, 6 lignes d'autobus (105, 143, 145, 147, 301, 322) relient les différents quartiers de la commune avec les villes environnantes et Paris, une navette dessert Noisy intra-muros, et le tramway (T1, station terminus) permet d'aller jusqu'à Saint-Denis, en passant par le métro Pablo-Picasso, à la préfecture de Bobigny.
Activités économiques:
720 entreprises recensées en 1999
6 341 emplois recensés en 1999
Ville ayant reçu en 2002 et 2003, le label « Ville internet » puis en 2005 le label internet 4 @@@@, la plaçant dans le groupe des 10 meilleurs sites du territoire.

 

Cercottes

 

Cercottes est une commune française, située dans le département du Loiret et la région Centre.

 

Géographie

 

Le village est situé sur la route nationale 20 à une quinzaine de kilomètres au nord d'Orléans en lisière de la forêt d'orléans.
Histoire

Liste des maires successifs

Date d'élection Identité Qualité

2001
Robert Catel
Démographie

Divers

Le camp de Cercottes est un centre d'entraînement de la DGSE (direction générale de la sécurité extérieure) situé à cheval sur les communes de Saran et de Cercottes en lisière de la forêt d'Orléans.

 

 

FONCTIONNEMENT DE CERCOTTES AUPRES DES OTAGES

 


Debriefing avec les services secrets

 

Libéré le 21 décembre 2004 en compagnie de son collègue Georges Malbrunot, Christian Chesnot, journaliste et ancien otage en Irak, raconte le rôle des hommes de la DGSE (les services secrets français) après la libération d'un otage. Une intervention qui, habituellement, se déroule en trois temps.
" Ce qui est important c'est le premier témoignage qu'on livre avant d'être 'pollué' par les journaux ou par la famille. Juste après la libération, on a le débriefing à Bagdad, avec les services secrets. C'est très rapide. On a juste le temps de boire une petite coupe de champagne avec l'ambassadeur et on est interrogé par un agent de la DGSE venu spécialement de Paris. Il pose tout un tas de questions, il demande des détails sur les lieux, sur des choses que vous vous rappelez, si vous avez remarqué des plaques d'immatriculation, si vous vous êtes situé par rapport à votre lieu de détention… C'est très éprouvant mais en même temps on a tellement envie de parler, et puis, c'est pour la bonne cause".
La seconde partie des entretiens avec les services secrets se déroule à Cercottes, un petit village de 700 habitants, situé au cœur du Loiret, non loin d'Orléans. Un lieu qui constitue la base du Service Action des services secrets. C'est ici que Florence Aubenas a été emmenée dimanche soir, quelques minutes seulement après son arrivée en France, pour y passer la nuit. On procède à un nouvel interrogatoire afin de tenter d'éclairer les quelques zones d'ombres qui persisteraient sur les conditions de sa détention. L'occasion également de réaliser une longue batterie de tests médicaux sur la journaliste pour mesurer les effets de 157 jours de cauchemar sur sa santé.
Enfin, Florence Aubenas devrait avoir à répondre, dans les jours qui viennent, à un troisième et ultime entretien avec les hommes de la DGSE

 

Florence Aubenas à Cercottes pour quelques jours

 

Bonjour,
C’est donc la fin de cauchemar et de l’attente pour Florence et Hussein libérés après 157 jours de détention en Irak. Après avoir atterri sur l’aéroport militaire de Villacoublay et retrouvé les siens la journaliste a été ensuite conduite en hélicoptère vers 21h à la base militaire de Cercottes dans le Loiret qui abrite la direction générale de la DGSE contre espionnage français. Elle y restera quelques jours pour le traditionnel débriefing qui suit toute libération d’otage français et prendre un peu de repos avant la conférence de presse prévue demain au siège de son journal Libération.
Le Loiret qui s’était fortement mobilisé pour la libération des deux otages notamment le 10 mars avec l’accrochage des deux portraits sur la façade de l’hôtel de région à Orléans et sur celle des mairies de Saint Jean de la Ruelle et de Fleury les Aubrais ainsi que de nombreuses signatures de pétition dont la dernière le 4 juin devant la place d’arc pour leur 150ème jour de détention. Les portraits de l’hôtel de région seront barrés dès aujourd’hui de la mention libres et décrochés officiellement jeudi à 18h30. Enfin la ville de Donnery a décroché les portraits de la mairie dès hier soir en attendant la libération de son autre citoyenne d’honneur Ingrid Bettancourt.
Ils reviennent chaque année avec les beaux jours. Je veux parler des arrêtés municipaux pour les mineurs, contre les bivouacs et les pétards chers à Florent Montillot, adjoint à la sécurité à la mairie d’Orléans qui y voit avant des outils dissuasifs.
Deuxième ligne de tram. 200 personnes élus associations et habitants se sont mobilisés samedi à Chécy avec l’inauguration d’une station virtuelle pour plaider la cause d’un tracé long de la future ligne Est Ouest.
Santé. Premier jour du congrès international des plasmas à Orléans jusqu’à vendredi en présence de 220 chercheurs du monde entier.
Enfin, quelques infos sportives avec tout d’abord les gymnastes orléanaises qui ont remporté samedi le championnat de France de gymnastique rythmique à Eaubonne. Chez les filles toujours, rappelons la sélection de 4 handballeuses du CJF de Fleury les Aubrais en équipe de France pour les jeux méditerranéens qui se dérouleront cet été en Espagne.
Enfin en saut en longueur , le montargois Salim Sdiri a remporté plusieurs concours ce week-end avec un saut vendredi soir à Lyon de 8,12m et de 7,92 m dimanche à Lille.

 

DÉFENSE Les spécialistes du renseignement prennent en charge les otages libérés

 

PAR ERIC DENÉCÉ *
[Le Figaro, 17 juin 2005]

 

Florence Aubenas, à peine libérée par ses ravisseurs, a été prise en charge par la DGSE, qui a si efficacement oeuvré à sa libération, comme à celle de Christian Chesnot et de Georges Malbrunot. La journaliste a été immédiatement soumise à un exercice de débriefing, phase essentielle du travail de renseignement accompagnant une résolution de prise d'otages. De quoi s'agit-il ? Comment procèdent les services spécialisés ? Cet exercice mystérieux pour le grand public est en réalité un art complexe pour permettre à un interlocuteur de restituer le maximum d'observations possibles.
Le débriefing est la procédure par laquelle les services de renseignement cherchent à obtenir le maximum d'informations d'un acteur ayant été engagé dans une situation opérationnelle, qu'il s'agisse d'un officier de retour de mission, d'un agent ayant conduit une infiltration, d'un transfuge adverse ou d'un otage venant de recouvrer la liberté. Le débriefing n'est pas une technique qui utilise la contrainte. Il ne peut être comparé à un interrogatoire militaire ou policier. Cela ne veut pas dire, pour autant, que les entretiens ne soient pas dirigés.
La fonction d'un débriefing est essentielle pour les services de renseignement. Dans le cas d'un transfuge, il permet, grâce à de longs et nombreux entretiens, de vérifier que le défecteur n'est pas en réalité un agent double participant à une opération d'intoxication. Dans les prises d'otages, notamment aériennes, le débriefing des passagers relâchés apporte des informations primordiales pour préparer l'intervention des unités antiterroristes (nombre de pirates de l'air, armement, situation dans l'avion, etc.).
Certes, il est toujours plus productif de débriefer un opérateur ayant été formé aux techniques d'observation (notamment via le fameux jeu de Kim), car la moisson sera plus riche. Mais cette méthode donne d'excellents résultats même avec des néophytes.
Dans la situation de Florence Aubenas, l'utilité du débriefing pour la DGSE est double. D'une part, l'objectif est de recueillir le maximum d'informations sur le groupe qui a détenu les otages : lieu de détention, autres otages présents, caractéristiques des ravisseurs, etc. Certes, le fait que Florence Aubenas ait été détenue dans une cave, les yeux bandés, sans dialogue avec ses ravisseurs, devrait n'apporter que des informations assez approximatives. En revanche, le débriefing de Hussein Hanoun par la DSGE devrait être plus productif : l'homme a pu écouter les propos des ravisseurs, leur accent, échanger quelques mots avec d'autres otages locaux ; et, comme c'est un ancien colonel de l'armée de l'air irakienne, il a pu noter divers détails auxquels un «civil» n'aura pas prêté attention. Ces informations seront utiles au cas où ce groupe enlèverait à nouveau des ressortissants français.
L'autre utilité du débriefing est de reconstituer le film des événements. La DGSE cherche alors à valider les renseignements dont elle disposait, à évaluer la vision de la situation qu'elle avait, en la comparant avec la perception de l'otage. Parfois, les négociateurs ont le faux sentiment qu'ils ont été sur le point de parvenir à une libération, alors que l'otage témoignera qu'à cette date rien ne s'est produit dans son quotidien de réclusion. Inversement, celui-ci pourra révéler qu'à telle date il a été lavé, habillé de neuf, conduit en un lieu de transit, avant d'être brutalement ramené à sa cellule. Cette tentative de libération n'a peut-être pas été perçue du côté des négociateurs.
Les méthodes de débriefing se fondent de plus en plus systématiquement sur une connaissance approfondie du fonctionnement du cerveau et des capacités mémorielles des individus. Un débriefing comprend nécessairement plusieurs phases, plus ou moins espacées, qui permettent à la fois de recouper les informations livrées, mais surtout de solliciter la mémoire du sujet sous différents angles.
Chaque phase va consister à solliciter, avec des modes de communication différents, diverses zones de la mémoire de l'interlocuteur. En effet, notre cerveau enregistre, chaque milliseconde, à travers nos cinq sens, dix à cent fois plus d'information que nous en avons conscience. La fonction des interrogateurs est de créer le contexte favorable et les canaux de communication sensoriels adaptés pour permettre à l'otage de restituer les informations qu'il détient, en grande partie inconsciemment, car son attention s'est naturellement focalisée sur certains aspects liés à sa personnalité ou au contexte.
Les plus avancés en la matière sont les Américains. Le FBI a développé au cours des années 80 une cellule appelée Behavioral Science Unit (BSU), à laquelle il est fait appel aussi bien pour les affaires de contre-espionnage que pour les affaires criminelles. Au sein de cette cellule, des agents fédéraux, associés à des psychologues et à des psychanalystes, ont développé des techniques d'interrogatoire pour en faire quasiment une science. La BSU s'inspire notamment des travaux de l'école de psychologie américaine de Palo Alto (Californie) et de la Programmation neurolinguistique (PNL), dont l'un des fondateurs, John Grinder, docteur en linguistique de l'université de Los Angeles, a lui-même commencé sa carrière au sein des forces spéciales de l'US Army, en Allemagne de l'Ouest. Il était chargé de débriefer des réfugiés en provenance d'Europe de l'Est et de les réinfiltrer derrière le rideau de fer afin de créer des maquis anticommunistes. CIA et FBI font aujourd'hui appel à Grinder pour la formation de leurs interrogateurs.
A partir de ces fondements théoriques et pratiques, et à force d'accumuler les expériences, les experts américains ont développé les méthodes les plus appropriées pour faire parler un sujet en fonction de sa personnalité. La BSU sait quelle technique d'interrogatoire utiliser en fonction de chaque individu : type d'approche, mode de communication préférentiel, limite de l'individu, etc. Toutes ces techniques ont pour finalité de créer un contexte favorable au dialogue... et aux aveux.
Trois principes de base doivent être respectés pour qu'un interlocuteur restitue le maximum d'observations : parler son langage, utiliser son cadre conceptuel et se synchroniser avec lui. Il est par ailleurs fondamental de laisser l'interlocuteur exprimer son point de vue librement. Lorsqu'il a été longtemps détenu, privé de l'usage de la parole et soumis à un stress énorme, l'individu doit absolument exprimer ce qu'il a ressenti ; il n'est pas toujours facile de canaliser alors le flot de paroles, de détails et de ressentis qui affluent «à chaud». C'est pour cela qu'un second entretien, quelques jours plus tard, permettra de revenir sur divers points et d'en aborder de nouveaux. Au fur et à mesure des rencontres, les interrogateurs pourront amener les discussions sur ce qui les intéresse davantage. C'est pourquoi Florence Aubenas, Christian Chesnot et Georges Malbrunot ont été entendus à plusieurs reprises par la DGSE. Une première fois à Bagdad, à l'issue immédiate de leur libération ; une seconde fois au camp de Cercottes, près d'Orléans, quelques jours plus tard.
D'autres règles doivent être par ailleurs respectées vis-à-vis de l'interlocuteur :
– même lorsque l'interrogateur n'est pas intéressé par ses propos, il est important de toujours prendre le témoignage de l'otage en considération ;
– ne pas l'interrompre de manière incongrue pour changer de sujet ou le faire taire ; ne le faire que pour lui demander plus de détails ou pour prolonger la conversation.
– ne pas être trop pressé de parvenir à ce qui intéresse vraiment l'interrogateur et apprendre à diriger une discussion par le biais de suggestions et de références anodines.
Ces techniques de débriefing, fondées sur une connaissance approfondie des mécanismes psychologiques, neurologiques et linguistiques sont de plus en plus scientifiques et efficaces. Elles n'ont rien à voir avec les techniques d'interrogatoires de prisonniers ou de terroristes, beaucoup plus coercitives, dégradantes, déstabilisatrices ou violentes (au travers des privations sensorielles, etc.) que l'on voit se développer dans les centres de détention américains, d'Abou Ghraïb, à Bagdad, ou de Guantanamo.

ORLEANS : le debreafing de Bernard Planche se poursuit - par Intensite le 11.01.2006 - 07:57
Le debreafing de Bernard Planche, ex-otage en Irak se poursuit auprès des services de la DGSE, à Saran-Cercottes près d’Orléans dans le Loiret. Contrairement aux autres otages, cette affaire ne semble pas susciter la curiosité des journalistes et des caméras, c’était le cas hier. Interrogé, un homme des services secrets aurait déclaré : « qu’il s’agit d’un marginal, qui ne fait pas parti des services de renseignements français et de poursuivre, c’est un baroudeur, une tête brûlée ». Cette halte de Bernard Planche dans le Loiret devrait rapidement prendre fin.

 

En procédure habituelle de débriefing
Bernard Planche : L'otage mystérieux répond aux questions

 

Le « débriefing » de Bernard Planche par la DGSE, les services secrets français, est une procédure habituelle pour tout ex-otage, mais elle prend un relief particulier en raison de la personnalité mystérieuse de cet ingénieur, libéré samedi après 35 jours de captivité en Irak.

Ce « rapport de mission » doit permettre à la DGSE (Direction générale de la sécurité extérieure) de recouper ses propres informations sur le groupe qui a enlevé ce ressortissant français, et, d'une manière plus générale, d'améliorer sa connaissance des prises d'otages.
Or, la détention et les raisons de la présence en Irak de Bernard Planche, qui a regagné la France lundi, restent entourées de nombreuses zones d'ombre et même le scénario de sa libération a fait l'objet de versions différentes.
« C'est un marginal, qui ne fait pas partie des services de renseignements français », a affirmé un responsable des services secrets, sous couvert de l'anonymat. « C'est un baroudeur, une tête brûlée », estime cet analyste du renseignement. Selon lui, un espion ne se serait pas comporté en « aventurier ».
Dès l'annonce de l'enlèvement de Bernard Planche, le 5 décembre, les détails sont restés maigres : l'organisation que cet ingénieur de 52 ans a fondée lui-même, AACCESS, est quasiment inconnue.
Des diplomates ont accusé à mots couverts cet homme qui vivait apparemment seul et sans protection à Bagdad de ne pas avoir suivi leurs conseils de partir d'Irak, ni de prendre des mesures élémentaires pour sa sécurité.
Ni l'ex-otage, rentré à bord d'un avion militaire, ni le ministre des Affaires étrangères Philippe Douste-Blazy venu l'accueillir, n'ont donné de précision.
M. Planche a annoncé qu'il s'exprimerait ultérieurement devant la presse, en invoquant son « état de faiblesse », lors d'une courte déclaration.
La discrétion de la famille, des autorités françaises et de la presse autour de cette affaire a tranché avec d'autres prises d'otages français en Irak, comme celles des journalistes français Christian Chesnot, Georges Malbrunot et Florence Aubenas, qui avaient fortement mobilisé l'opinion.
Des paroles analysées par des spécialistes
Entamé à Bagdad, le « débriefing » de Bernard Planche s'est poursuivi hier sur une des bases de la DGSE à Cercottes (Loiret), près d'Orléans.
Le premier débriefing « à chaud, immédiatement après une libération, va permettre de récupérer toutes les infos possibles dans le flot des paroles d'un ex-otage », avait expliqué le directeur du Centre français de recherche sur le renseignement (CF2R) Eric Denécé, lors de la libération de Florence Aubenas.
Les agents de la DGSE utilisent une liste de questions de plusieurs dizaines de pages dont les réponses sont envoyées aux analystes à la centrale du boulevard Mortier à Paris (20e), siège de la DGSE.
La seconde étape, plus courte, vise à recouper et à compléter les réponses données lors de la première séance à l'aide de photos, cartes, etc.
« L'ex-otage peut rester le temps qu'il veut à Cercottes. Il dispose d'un grand parc, d'un bungalow confortable, d'une salle à manger où tout le personnel, serveurs compris, sont des membres de la DGSE.
On lui fournit des vêtements, des affaires de toilette. C'est pour nous une sorte de sas de décompression », témoigne un ex-otage français, qui ne souhaite pas divulguer son identité.
« Ce n'est pas un interrogatoire, au contraire, on a envie de parler, de communiquer », se souvient-il.

http://archives.bienpublic.com/cgi/bp_handle?artid=/francemonde/20060111.BPA0177.html

 

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Commandement des opérations spéciales



Ministère : Ministère de la Défense
Catégorie : Armée de Terre
Base : -
Nationalité : France

 

DESCRIPTION :

 

Créé en 1992, le COS gère 1500 hommes regroupés dans le 1er RPIMa de Bayonne, les commandos de la marine, le commando de nageurs de combat Hubert et le commando parachutistes de l'air N° 10.
Lors du conflit du Kosovo, le COS a inauguré une technique nouvelle en demandant à des officiers de réserve en poste dans des grandes entreprises françaises d'identifier les besoins pour la reconstruction de la région.

Le 13ème Régiment de Dragons Parachutistes de Dieuze, spécialisé dans l'infiltration en territoire hostiles et dans le renseignement humain, ne dépend pas du COS.

Il en est de même du Centre d'instruction parachutiste spécialisé de Perpignan, traditionnellement appelé "11ème Choc" qui dépend de la DGSE .

 

 

PRÉSENTATION :


En 1992, la France connu le besoin de fédérer ses forces spéciales de l'armée française sous l'autorité d'un commandement unique et opérationnel. Le C.O.S constitue donc une force militaire d'action sans pareil.
Sa performance est le fruit d'une sélection rigoureuse et d'un entraînement toujours plus perfectible; formant ainsi des hommes d'élites aux qualités exceptionnelles.

Le COS dispose donc de 2 types d'unités :

Les unités dites du premier cercle :

Du 13e RDP "13e Régiment de Dragons Parachutistes"
(Depuis juillet 2002)
Du 1er RPIMa "1er Régiment Parachutiste d'Infanterie de Marine"
Du DAOS "Détachement ALAT * des Opération Spéciales"
Des Commandos Marine "Hubert"-"Jaubert"-"Trepel"-"Penfentenyo"-"De Montfort"
Du ECMC "Escouade de Combat en Milieu Clos"
Du 10 CPA "Commandos parachutiste de l'Air"
De la DOS "Division des Opération Spéciales" avion Hercule C130 de l'armée de l'air
De l' EHS "Escadrille des Hélicoptères Spéciaux"

(*) Aviation légère de l'armée de Terre

 

 

L'armée de terre

 

 

Le 1er RPIMa et le DAOS, stationnés respectivement à Bayonne et à Pau, sont placés sous commandement des forces spéciales de l'armée de terre (CFST), et sont exclusivement dédiés au COS.

Héritier des SAS britanniques, le 1er RPIMa est l'unité la plus importante du COS par son volume. Elle compte 1000 hommes, tous volontaires et professionnels. Elle est réputée pour former ses membres à la recherche aéroportée et actions spécialisées dites RAPAS. Il existe 3 compagnies RAPAS, chacune ayant sa spécificité.

 

Action commando dans la profondeur
Combat en milieu urbain
Appui feu.

 

Les groupes RAPAS, composés de 10 hommes, forment les cellules opérationnelles de base du régiment. Ils sont modulaires en fonction du type de mission à remplir et possèdent chacun leurs moyens de transmissions capables d'émettre à de longues distances. Leur domaine d'emploi privilégié est aéroterrestre.

Le détachement de l'aviation légère de l'armée de terre pour les opérations spéciales (DAOS), créé en 1997, est composé de 140 militaires (équipages et mécaniciens). Il est chargé de fournir à l'ensemble des forces spéciales les moyens de pénétration en vol tactique, de jour comme de nuit, et les capacités d'appui à partir de la troisième dimension. Il assure au profit des unités du COS, de l'aérocordage, de la grappe, de la descente en rappel, du poser d'assaut, ou du largage de palmeurs à la mer. Il comprend 22 hélicoptères répartis entre deux
escadrilles d'opérations spéciales :

Escadrille de manouvre composée de Puma et de Cougar dotés d'équipement de navigation de nuit : jumelles de visions nocturnes (JVN), caméra thermique Chlio.
Escadrille de reconnaissance et d'appui feu dite "HL" dotée de Gazelle canon de 20 mm, Viviane, Hot et Mistral.
Le DAOS sera l'une des premières unités à bénéficier de l'hélicoptère Tigre, à l'horizon 2003.
La Marine nationale

 

Les commandos marine

 

Au nombre de 5 (Hubert, Trepel, de Monfort, Jaubert, de Penfentenyo), les "Bérets verts" sont les plus déployés sur le terrain. Ils sont 400 dont 40 officiers, 320 sous-officiers, et 40 militaires du rang. Un commando est composé de 80 hommes répartis en quatre escouades de 20 éléments chacune et chaque escouade s'organise en deux groupes de combat.
Ils sont organiquement rattachés au commandement des fusiliers marins et commandos (Cofusco) et jouent un rôle primordial dans le contre-terrorisme maritime. Mais, à la différence du 1er RPIMa et du DAOS, le COS est l'employeur majoritaire, mais non-exclusif des commandos marine. L'état-major de la Marine fait appel à eux dans le cadre de missions de service public : arraisonnement de bâtiments en mer, contrôle du trafic maritime, sauvetage en mer.

Tous les commandos ont un socle de compétences polyvalentes (tous sont brevetés commandos), et sont aussi spécialisés :
Commando Hubert (stationné à Saint Mandrier):action sous-marine
Commando Jaubert et Trepel (Lorient) : assaut à la mer et extraction de personnes en zones côtières
Commando de Penfentenyo (Lorient) : reconnaissance de sites et installations maritimes (palmeurs.)
Commando de Montfort (Lorient) : neutralisation à distance et appuis spéciaux (lance-missiles légers, sabotage, guidage d'artillerie et d'appui aérien)
La réforme "Commando 2001" valorise les spécialités de chaque commando. Autrefois, chacun possédait un panel de compétences assaut (reconnaissance, neutralisation), déclinées par escouade. La nouvelle distribution permet de moduler l'utilisation de chaque commando en fonction du type de mission, c'est-à-dire de choisir des éléments "ultraspécialisés" de chaque commando pour constituer un détachement.
La cellule tactique projetable (CTP) a été créée pour jouer l'interface entre le COS et le détachement projeté ; le commandement des fusiliers marins et commandos n'ayant pas vocation à conduire des opérations.

Le Groupe de combat en milieu clos (GCMC) est le pôle d'excellence des commandos marine , spécialisé dans le contre-terrorisme maritime, aux côtés de la section B des commandos Hubert. Il est composé d' éléments organisés en équipes, chaque individu ayant sa spécialité (logistique, démolition, transmission, effets spéciaux.). Il mène des missions d'assaut nautique, par exemple lorsque des bâtiments sont aux mains de terroristes .

 

L'armée de l'air

 

La DOS/T :

La division des opérations spéciales transport comprend :

La Dos C-160 : intégrée au Centre d'instruction des équipements de transport (CIET) de Toulouse
La DOS C-130 : intégrée au CIET d'Orléans.
Subordonnées au Commandement de la force aérienne de projection (CFAP), elles répondent aux besoins en transport du COS et rassemblent pilotes et mécaniciens. Les missions de la Dos C-160 se résument essentiellement au poser d'assaut, aux aérolargages des équipes du COS à très basse et très haute altitude (jusqu'à 8 000 m), ou encore à l'avitaillement d'hélicoptères à partir d'une piste sommaire par véhicule FTM (Fardier technique modulaire). Les équipages Transall sont dédiés au COS.

Même principe pour la Dos C-130, qui fournit au COS des capacités C-130 (Hercule). Ces deux types d'aéronefs sont complémentaires.
En cas de besoin, le COS peut faire appel à d'autres appareils de la Force aérienne de projection (FAP), puisque la Dos dispose d'équipages formés aux procédures spéciales. Dans le futur, il sera doté des A-400M d'Airbus, capables de se poser sur une piste très courte.

 

Le CPA-10 :

 

Le commando parachutiste de l'air n°10 (CPA-10), basé à Orléans, est une unité de 200 hommes, articulée autour de trois cellules dites "action" (renseignement, instruction spécialisée et bureau logistique).
Elle est placée sous commandement organique du CFCA (Commandement des fusiliers commandos de l'air), lui-même subordonné à l'état-major de l'armée de l'air. Créé en 1993, pour emploi privilégié mais non-exclusif du COS, il a pour mission principale de faciliter l'engagement des moyens aériens dans la profondeur du théâtre d'opérations, d'effectuer des guidages (désignation
laser), de l'illumination d'objectif (balisage de terrains sommairement aménagés), mais aussi d'investir et de remettre en ouvre une zone aéroportuaire pour y accueillir des aéronefs.
Si les trois cellules sont polyvalentes, une seulement possède la spécificité de dérive sous voile (DSV), composée de chuteurs opérationnels pouvant opérer dans la profondeur du dispositif ennemi.

 

La DOS/H :

 

La division des opérations spéciales d'hélicoptères (la Dos/H), subordonnée à la FAP est constituée par l'escadrille d'hélicoptères spéciaux (L'ESH/67), implantée à Cazaux et restructurée en 2000 en Organisme à vocation interarmées (OVIA).
Elle comprend 16 hommes dont les équipages sont spécialement formés aux procédures des opérations spéciales.


Les unités dites du deuxième cercle :

Si le Cos peut puiser dans tout le vivier de l'armée française, il sollicite régulièrement par exemple :

Du 1er RHP "1er Régiment de Hussards Parachutistes"
Du 17e RGP "17e Régiment du Géni Parachutiste"
Des EMHM " Élément Mobile de Haute Montagne
Du GIGN "Groupe Intervention de la Gendarmerie Nationale"
Le GCP "Groupement des Commandos Parachutistes"

 

MISSIONS :

 

Celles-ci, reviennent à, selon le général commandant du COS « mener des actions hétérodoxes, ciblées et contrôlées, limitées dans le temps et dans l'espace, sur les centres de gravité de l'adversaire ».
Le niveau technique d'intervention étant élevé, les forces disponibles se doivent d'être opérationnelles à tout moment, d'être hautement spécialisées, équipées d'armes et de matériel ultralégers. Leur force réside dans le simple fait de pouvoir apporter une réponse proportionnelle et maîtrisée de l'usage de la force.

L'effet de surprise comptant pour beaucoup.

C'est pourquoi le souci du secret est permanent. Il se traduit par le détachement en petits groupes disposant d'une autonomie plus large que celles des unités "conventionnelles".

 

LE COS EN CHIFFRES :

 

Effectif
2000 hommes (dont environ 150 réservistes). Leur augmentation est envisagée.

Moyenne d'âge
27-28 ans chez les commandos
30-35 ans pour les pilotes

Temps passé sur le terrain
70 % en opération ou en exercice hors de chez eux

Matériels
25 hélicoptères
4 avions de transport tactique
10 embarcations rapides d'assaut
moyens de mobilité terrestre
transmissions "high-tech"

 

LE GIGN ET LE COS :

 

Le GIGN peut opérer avec le COS dans le cadre d'une opération de libération d'otages français se déroulant hors du territoire national, par exemple dans une ambassade, ou lors d'une intervention du "type Entebbe" (En juillet 1976, un commando israélien réussit à libérer une centaine d'otages d'un Airbus Air France détourné par des pirates pro-palestiniens.

Les sept terroristes, trois passagers et vingt soldats ougandais seront tués. Cette opérationse déroula en Ouganda, à plusieurs milliers de kilomètres d'Israël.) ou encore du "type de Djibouti" (En février 1976, trente enfants seront retenus en otages par des terroristes sur la frontière somalienne).

Le COS et le GIGN - qui en constitue l'une des composantes en tant qu'unité du deuxième cercle (c'est à dire que le GIGN n'est pas intégré à la chaine organique du COS) - peuvent depuis deux ans mettre sur pied une opération à grande distance utilisant les avions de transport de l'armée de l'air, ainsi que des éléments des forces spéciales pour l'appui (1er RPIMa, COFUSCO, CRAP de la 11e DP) et des chuteurs opérationnels des commandos de l'air.

Ces unités d'appui assurent une zone de sécurité autour du leiu d'intervention du GIGN, que ce soit dans un apys hostile, neutre ou lié par des accords de défense à la France.


Certains faits laisseraient penser que dans l'affaire de l'Airbus d'Air France détourné par les terroristes islamistes algériens en décembre 1994, des éléments du 1er RPIMa de Bayonne étaient en alerte, prêts à embarquer, de même que l'unité des nageurs de combat de la marine nationale.

Leur mission pouvant être d'assurer un "cordon de protection" sur l'aéroport d'Alger considéré comme une "passoire" par les spécialistes, l'état-major à Paris craignant aussi bien des réactions violentes de la part des islamistes que des unités antiterroristes algériennes.

 

 

 

 

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Montage: Patrice Saint-Jacques :

 

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