DE DIEULEVEULT Philippe
IDENTITÉ


Affiliation
: DGSE
Type
d'activité : Agent
Grade
: Capitaine
PARCOURS
Le 6 août 1985, Philippe de Dieuleveult, célèbre animateur télévisée de "La chasse au trésor" disparaissait officiellement dans les eaux tumultueuses du fleuve Zaïre avec 6 autres personnes au cours de l'expédition. Une enquête baclée conclura à un accident de noyade, le fleuve Zaïre étant connu pour ses dangers.
Un
seul témoin dit avoir assisté à la disparition de Philippe de Dieuleveult.
OKito Bene, officier des services zaïrois, affirmera avoir été personnellement
présent lors de l'exécution de Dieleuveult et de ses compagnons.
Le propre frêre de Philippe, Jean de Dieuleveult, s'est confié à Pascal Krop.
Il affirme avoir su de la bouche de son frêre que celui-ci collaborait parfois
avec les services français et devait mener en parallèle sa carrière télévisuelle
et celle du Renseignement.
© DGSE.ORG,
1998 - 2004
TOUT
SUR PHILIPPE DE DIEULEVEULT: ![]()
LA
VÉRITÉ SUR LA MORT DE PHILIPPE DE DIEULEVEULT: ![]()
PRIEUR Dominique

IDENTITÉ
Affiliation : DGSE
Type d'activité : Agent
Grade : Commandant
PARCOURS
Le Capitaine Dominique Prieur, une Franc-Comtoise, a terminé major du stage d'admission à la DGSE. Ancien professeur de Lettres, fille de militaire et épouse d'officier, c'est une intellectuelle avant tout. Prieur était au début une contrôleuse de la DGSE dans le département de collecte du renseignement et d'évaluation.
En 1978, elle infiltre le monde des fonctionnaires libyens. Comme couverture, elle fait une thèse de 3ème cycle en socio-politique sur la Jamahiriya News Agency, l'agence de presse libyenne. Grâce à ses informations le service Action fera sauter le navire libyen "Dat-Assaouari" chargé de matériel militaire dans le port de Gènes le 24 octobre 1980.
Officier
de liaison de Christine Cabon, elle était une spécialiste dans le milieu
des mouvements européens pacifistes. Après son arrestation par la police
néo-zélandaise, elle a plaidé coupable
avec Alain Mafart pour homicide involontaire et a été condamnée à 10 ans d'emprisonnement
le 22 novembre 1985. En raison de l'arbitrage de l'ONU entre la Nouvelle-Zélande
et la
France (juillet 1986) elle a été expulsée sur l'île Hao (Polynésie
française) pour y servir 3 ans. Elle retourne en France le 6 mai 1988 car elle
est enceinte (son mari avait obtenu l'autorisation de la rejoindre sur Hao).
Comme Alain Mafart, elle n'est jamais revenue à Hao.
Elle a été depuis promue au rang de commandant.
Commentaire
:
Alias Delphine Turenge.
L'enfant du Commandant Prieur est venu au monde sur l'île d'Hao.
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BROCHAND Pierre

IDENTITÉ
Affiliation : DGSE
Type d'activité : Agent
Grade : Directeur
PARCOURS
Né le
4 juillet 1941.
Ambassadeur de France
Ancien élève de l'Ecole Nationale d'Administration
Diplômé de l'Ecole des Hautes Etudes Commerciales
Marié, trois enfants.
Chevalier
de la Légion d'Honneur
Officier de l'Ordre du Mérite
Postes
occupés :
- A l'Administration centrale, 1968-1971
- Premier Secrétaire à Saïgon, 1971-1973
- Conseiller à Saïgon, 1973-1975
- Conseiller à Bangkok, 1975-1979
- Consul Général à San Francisco, 1979-1982
- Sous-Directeur (Asie et Océanie), 1982-1985
- Représentant Permanent Adjoint de la France auprès de l'ONU à New York, 1985-1989
- Ambassadeur de France en Hongrie, 1989-1993
- Ambassadeur de France en Israël, 1993-1995
- Directeur Général des Relations Culturelles, Scientifiques et Techniques,
1995-1998
- Conseiller Diplomatique du Gouvernement
- Ambassadeur de France au Portugal, 1998-2002
- Directeur de la DGSE, 2002
Son père, Paul Brochand, était expert comptable. Son grand père Julien Messac était directeur des Dames de France. Son frère Bernard est député de la huitième corconscription des Alpes Maritimes.
MAFART Alain
IDENTITÉ
Affiliation : DGSE
Type d'activité : Agent
Grade : Colonel
PARCOURS
Alain
Mafart est issu du CINC comme tous les autres nageurs de combat. Impliqué en
première ligne dans l'opération Satanique, il fut appréhendé par la police
néo-zélandaise en renvoyant un fourgon de location. Il a plaidé coupable à l'homicide
involontaire et a été condamné à 10 ans d'emprisonnement le 22 novembre
1985. Après les médiations commanditées par les Nations-Unies entre la
Nouvelle-Zélande et la France en juillet 1986, Mafart a été expulsé sur
l'île de Hao, en Polynésie française pour 3 ans. La France dût faire des
excuses à la Nouvelle-Zélande et payer la somme de 7 millions de $.
Alain Mafart retounera à Paris le 14 décembre 1987 à cause de maux à l'estomac.
Il ne reviendra plus dans l'île. En 1988, il s'inscrit dans un cursus de deux
ans à l'Ecole de Guerre de Paris.
Commentaire
:
L'un de nos agents le plus célèbre.
Il a été l'un des protagonistes de l'affaire du Rainbow
Warrior, sous le nom d'emprunt de "Alain Turenge".
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LACOSTE Pierre
IDENTITÉ
Affiliation : DGSE
Type d'activité : Ex-Directeur
PARCOURS
Né en
1924
En 1943 il s'évade de France puis est interné en Espagne avant de rejoindre
Casablanca.
1947 : l' enseigne de vaisseau Lacoste sert en Indochine
1955 : adjoint au chef de la division "transmission et écoute radars" de l'état
major général de la marine.
1969 : membre du Centre de Prospective et d'Évaluation (CEP) de armées.
1978-1980 : chef de cabinet militaire de Raymond Barre
1982 : directeur de la DGSE
Commentaire :
Ancien patron de la DGSE de 1982 jusqu'à la fâcheuse affaire du rainbow warrior,
l'Amiral Lacoste est actuellement l'animateur d'un séminaire sur la culture
française du renseignement, dans lequel il aborde les problèmes de la guerre
de l'information. Il est à l'origine de la création du
CESD (Centre d'Etudes Scientifiques de Défense) à l'Université de Marne
la Vallée.
JUILLET Alain


IDENTITÉ
Affiliation : DGSE
Type
d'activité : Directeur du renseignement
Grade
: Non-défini
PARCOURS
Alain Juillet, un industriel diplômé de l'Université américaine de Stanford , du CPA (Centre de Perfectionnement aux affaires) et de l'Institut des hautes études de la Défense nationale (Ihedn), a été nommé à la tête de la direction du renseignement de la DGSE.
M. Alain Juillet, 59 ans, officier de réserve, "s'est imposé ces dernières années comme l'un des meilleurs dirigeants dans la filière agroalimentaire et dans la grande distribution, avec, par exemple, des responsabilités chez Pernod-Ricard, chez Jacob-Suchard, à l'Union laitière Normande, chez France-Champignon ou plus récemment pour la liquidation de la filière française de Mark et Spencer".
Il
intervient régulièrement comme Directeur de Discussion au CPA et est professeur
affilié HEC/CPA.
Alain Juillet (SGDN) : « L'intelligence économique exige un outil informatique performant »
Nicolas Arpagian, 01 Informatique, le 18/06/2004 à 07h00
Dans
le cadre de la société de l'information, l'ancien numéro deux des
services secrets français a pour mission de sensibiliser administrations
et
entreprises aux enjeux de l'intelligence économique.
A
la fois officier dans les services de renseignements (DGSE) et dirigeant
de grandes entreprises, le double cursus d'Alain Juillet semble l'avoir
naturellement préparé à plancher sur les questions d'intelligence
é conomique. C'est tout l'enjeu de sa mission au sein du Secrétariat général
de la Défense nationale (SGDN) : faire en sorte que les sociétés et les
administrations françaises se préoccupent plus systématiquement de la
manière dont elles peuvent tirer parti des technologies de l'information
dans un contexte de guerre économique.
Rejetant
l'image de l'espion 007 appliqué aux affaires, Alain Juillet
martèle une vérité simple : 90 % des données qui intéressent les entreprises
pour leur développement sont librement accessibles. Reste, évidemment, à s'y
retrouver dans la masse des informations qui encombrent notre quotidien.
Outre la protection contre les attaques émanant de la concurrence, c'est
bien dans la collecte et le tri de ces matériaux à valeur ajoutée que les
systèmes d'information peuvent faire valoir toute leur utilité. Ce qui
suppose naturellement une collaboration étroite de la direction des systèmes
d'information (DSI) avec les autres départements de l'entreprise, allant
bien au-delà de la seule fourniture de prestations informatiques de base.
Histoire de mériter son titre de manager de l'information.
01
Informatique : Soldat de la guerre économique ou stratège ? En quoi
consiste exactement votre fonction ?
Alain
Juillet : Le décret de création de ma fonction, signé en décembre
dernier par le Premier ministre - suite au rapport (*) dont il avait confié
la rédaction au député Bernard Carayon -, indique que nous devons identifier
tout ce qui se fait déjà dans le domaine de l'intelligence économique au
niveau des Administrations et services de l'Etat. Puis nous devons en
assurer la coordination et proposer des améliorations chaque fois qu'une
faille apparaît dans le dispositif. Le tout doit amener progressivement
l'ensemble des entreprises françaises, à découvrir le concept, à le
pratiquer, et à se l'approprier.
Disposez-vous de moyens logistiques et juridiques particuliers ?
Notre
action s'inscrit dans le cadre d'une politique publique. Nous
fonctionnons selon un schéma interministériel en donnant des orientations
et
en assurant la coordination. C'est donc à chacune des administrations de
gérer la part qui la concerne ou qui lui revient. Cela me permet de
travailler avec une petite équipe de trois hauts fonctionnaires, qui
consultent de nombreux partenaires publics et privés, tout en participant à
de nombreuses réunions de pilotage sur des thèmes sélectionnés par nos
autorités. Dans nos réflexions, le groupe permanent bénéfice de l'aide
de
tous les services dont il peut avoir besoin.
Qui
sont vos interlocuteurs dans les entreprises ? Et quels services sont le
plus naturellement disposés à prendre en charge les questions relatives à
l'intelligence économique ?
Selon
la définition la plus communément admise, l'intelligence économique
est la maîtrise et la protection de l'information stratégique qui donne
la
possibilité au chef d'entreprise d'optimiser sa décision. C'est un rouage
très important du dispositif d'une entreprise moderne. Son responsable
doit
ê tre proche de la direction pour en connaître les orientations et en rendre
compte. Il doit aussi être capable d'identifier et d'utiliser des moyens
informatiques performants de veille, d'analyse, ou de protection. Et, enfin,
avoir le goût de la recherche et de la prospective. La variété des
positionnements possibles rend cette fonction très dépendante de la vision
qu'en ont le chef d'entreprise et son comité de direction. Certains
assimilent ce poste à un conseiller du directeur général ; d'autres le
positionnent à la direction des systèmes d'information ; d'autres, enfin, le
placent au côté du marketing, qui ne couvre pourtant qu'un aspect du
concept. Il y a quelques années, on le rattachait à la direction de la
sécurité. Ce qui a créé une confusion regrettable entre l'espionnage
industriel et notre activité. Alors que cela n'a rien à voir.
Quels rôles peuvent jouer les directions des systèmes d'information ?
Elles
peuvent jouer un rôle essentiel, car il est impossible de faire de
l'intelligence économique efficace sans un outil informatique très
performant, capable d'évoluer au gré des progrès techniques. Le Cigref,
qui
s'implique énormément dans la conceptualisation et la mise en oeuvre de
la
démarche, l'a parfaitement compris. N'oublions pas que le marché est devenu
mondial et que le connaître implique de recueillir et de traiter très
rapidement une énorme quantité de données. Ce qui exige l'utilisation de
logiciels et de machines capables d'effectuer le tri, de traduire, de faire
des synthèses, de l'analyse sémantique ou vocale, etc. Tout cela requiert
l'implication réelle et permanente des DSI, mais ne doit pas aboutir à
réduire le concept d'intelligence économique à la veille et à l'analyse par
des moyens informatiques.
Les
entrepreneurs français ont-ils suffisamment pris conscience du caractère
stratégique de leur système d'information ? Et des moyens financiers et
humains qu'il faut lui consacrer pour assurer sa sécurité et sa fiabilité ?
Aujourd'hui,
personne ne nie le rôle essentiel du système d'information dans
le bon fonctionnement d'une entreprise. Il suffit de voir ce qui se passe
lorsqu'on change de système pour comprendre qu'il est au coeur de
l'entreprise. Par ailleurs, l'utilisation croissante des moteurs de
recherche aide à recueillir rapidement un grand nombre d'informations utiles
pour bâtir une stratégie gagnante. En revanche, on constate que de nombreux
chefs d'entreprise n'ont pas totalement intégré les risques d'attaque et de
pénétration de leurs systèmes d'information par des opérateurs mal
intentionnés, de plus en plus offensifs. En dépit du nombre croissant
d'incidents, beaucoup pensent que ces derniers ne peuvent arriver qu'aux
autres. Il faut également admettre que la sécurité et la fiabilité sont
affaires de spécialistes. Dans ces domaines, la réussite exige la volonté du
patron, la connaissance technique de l'expert et la capacité de financement
requise. Ces paramètres sont d'autant plus difficiles à conjuguer que le
combat est permanent : les attaquants progressant sans cesse, il faut
développer en parallèle des barrières efficaces et sécurisées.
Quel est votre calendrier de travail ?
Le
Premier ministre nous a demandé d'aller vite, car nous devons combler le
retard pris sur d'autres pays, qui ont réagi plus vite et plus fort en
termes de politique d'intelligence économique. Par exemple, le Japon ou
les
Etats-Unis. Nous avons démarré en janvier dernier, et nous espérons
recueillir nos premiers résultats concrets en septembre prochain. Depuis
le
rapport rédigé par Henri Martre en 1994, un gros travail a déjà été réalisé
dans la plupart des Administrations et dans les universités. Mais beaucoup
de chemin reste encore à faire. Trois années au moins seront nécessaires à
l'Etat pour remplir le contrat qu'il s'est fixé : amener la majeure partie
des entreprises françaises à utiliser l'intelligence économique en vue
d'améliorer leur compétitivité face à la concurrence mondiale.
De
quel pouvoir disposez-vous pour mettre en oeuvre, par la suite, vos
recommandations ?
Ce
ne sont pas mes recommandations, mais celles du groupe permanent pour
l'intelligence économique, qui analyse et propose des solutions. Une fois
validées par le cabinet du Premier ministre et signées par lui, elles seront
mises en oeuvre par chacune des Administrations concernées. Et ce avec
notre
appui technique, le contrôle étant assuré par un comité de suivi
interministériel.
Etes-vous
favorable à la désignation d'un monsieur Intelligence économique
dans les entreprises et les administrations ?
Bien
entendu. Car c'est un signe fort de prise de conscience de l'importance
de l'enjeu. De plus, c'est reconnaître la spécificité de cette activité,
qui
nécessite des spécialistes ayant reçu la formation requise. Car cela ne
s'improvise pas. Je constate qu'un certain nombre de ministères et de
services, tels les Finances, l'Intérieur, la Défense ou l'Agriculture,
qui
ont une politique volontariste en matière d'intelligence économique, ont
déjà créé ce type de postes à différents niveaux. Quant aux entreprises,
il
y déjà longtemps que les plus importantes disposent de services
d'intelligence économique parfaitement opérationnels. Le problème auquel
tous sont confrontés vient de l'évolution rapide du concept et des
utilisateurs. En effet, cela oblige à adapter en permanence les structures
et à sélectionner des experts capables de s'adapter et se remettre en cause.
D'après
vous, la guerre économique passera-t-elle nécessairement par les
technologies de l'information ?
L'usage
des technologies de l'information est indispensable pour celui qui
veut mener la bataille concurrentielle planétaire avec quelques chances
de
succès. D'autant plus que les meilleurs concurrents européens, américains
ou
asiatiques les utilisent également. Dans la compétition économique mondiale,
il n'y a pas de place pour les faibles, pour ceux qui ont des lacunes. Chez
les militaires, la connaissance de la totalité des données sur chaque point
du champ de bataille dans les trois dimensions est la clé moderne de la
victoire. Pour l'entreprise, c'est la même chose au sein de sa sphère
d'activité. Chacun doit comprendre qu'après avoir connu le marché de l'offre
pendant des siècles, puis celui de la demande dans la deuxième partie du
siècle dernier, nous entrons maintenant dans celui de l'information et de la
connaissance. Sa possession devient la garantie du succès, car c'est un
avantage concurrentiel majeur tant sur le plan offensif que défensif.
Comment
l'appareil d'Etat peut-il accroître l'efficacité des entreprises
dans la collecte et le tri de l'information - notamment sur Internet ?
Le
rôle de l'Etat n'est pas de se substituer aux sociétés, mais de leur
montrer le chemin. De les convaincre de l'intérêt du concept et de les
aider
à s'approprier la démarche. Par ailleurs, les grandes entreprises sont
parfaitement capables de se débrouiller quasiment toutes seules. Le problème
se situe plutôt au niveau des petites et moyennes entreprises. C'est pour
elles que le ministère de l'Intérieur, l'Agence pour la diffusion de
l'information technologique (Adit), les Agences régionales d'information
stratégique et technologique (Arist), l'Association française pour le
développement de l'intelligence économique (Afdie) et notre équipe sont en
train de mettre en place un concept d'intelligence territoriale dans huit
régions tests. Dans un premier temps, il permettra d'apporter une
information présélectionnée à ceux qui en ont besoin et instaurera des
processus de formation aux outils. Tout en faisant la démonstration de
l'intérêt de la méthode par une application sur des pôles de compétences
régionaux.
(*) disponible sur le site www.bcarayon-ie.com/
L'analyse de 01 informatique
Sans
excès de naïveté mais sans paranoïa, Alain Juillet souhaiterait que les
é tats-majors des entreprises françaises intègrent plus systématiquement les
problématiques d'intelligence économique dans leur stratégie. En ayant
notamment un usage optimisé des technologies de l'information.
Cette
approche correspond sans doute à une consolidation du caractère
stratégique de la fonction de DSI. Mais elle obligera ces derniers à
é changer davantage encore avec les autres directions fonctionnelles de
l'entreprise.
Biographie
Alain Juillet, 61 ans.
Formation
: diplôme du Centre de perfectionnement des affaires (CPA) et de
la Stanford Business School (Etats-Unis). Auditeur à l'Institut des hautes
é tudes de défense nationale (1987) et à l'Institut des hautes études de
sécurité intérieure (1990).
Principales expériences :
1970 : directeur commercial de Ricard Espagne.
1981 : directeur du développement du groupe Pernod-Ricard.
1983 : directeur général des ventes de la société Ricard.
1986 : directeur général de Suchard-Tobler (Groupe Jacobs-Suchard).
1991 : directeur général de l'Union laitière normande (ULN).
1992 : directeur général de la Générale Ultra Frais (groupe Andros).
1998 : directeur général de France Champignons.
2001 : président de Marks & Spencer France.
2002
: directeur du renseignement de la Direction générale de la sécurité
extérieure (DGSE).
Décembre
2003 : nommé haut responsable en charge de l'intelligence
é conomique auprès du Premier ministre.
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COUSSERAN Jean-Claude


IDENTITÉ
Affiliation : DGSE
Type d'activité : Ex-Directeur
Grade : Ambassadeur
PARCOURS
Ancien ambassadeur de France en Turquie, Monsieur Jean-Claude Cousseran, qui a appartenu à plusieurs cabinets ministériels socialistes est considéré comme un diplomate d'action, qui s'est fait remarquer à Téhéran dans les années 70 au moment de la révolution chiite, s'est occupé des otages français au Liban dans les années 80, et a été ambassadeur à Damas. Il a également été chargé, entre 1989 et 1992, de mettre sur pied une direction de la stratégie à la DGSE. Au Conseil des ministres du 9 février 2000, M. Jean-Claude Cousseran, ministre plénipotentiaire, a été nommé directeur général de la Sécurité extérieure (DGSE). Il succède ainsi au préfet Jacques Dewatre, qui occupait le poste depuis juin 1993.
Commentaire:
C'est un passionné. Jeune conseiller économique à Téhéran pendant la révolution,
Jean-Claude Cousseran était de toutes les « manifs », collant au terrain pour
interpréter les arcanes complexes et fluctuants du pouvoir des ayatollahs.
Il avait lu leurs textes ; il décryptait l'iconographie de la révolution qui,
jour après jour, s'étalait sur les murs de Téhéran. Fasciné par ce phénomène
singulier, exclusivement iranien - le chiisme révolutionnaire -, il était toujours
disponible pour en discuter, des nuits entières.
L'analyse d'une réalité singulière et difficile, le décorticage des faits,
un bel imbroglio politico-idéologico-diplomatique, voilà qui réjouit M. Cousseran.
Consul de France à Jérusalem, en charge des territoires palestiniens de Gaza
et de Cisjordanie, il dissèque les possibilités de négociations, de compromis
et, pour cela, s'intéresse autant à la perception que les Israéliens ont de « l'autre » qu'aux
Palestiniens. C'est un diplomate serein, impartial, qui cultive tous les acteurs
d'une scène proche-orientale qui a été une des grandes passions de sa vie.
Il en aura vécu certains des plus mauvais moments, lorsqu'il fut chargé, au
milieu des années 80, des otages français au Liban. C'est un grand commis de
l'Etat, alors, un homme des missions difficiles, qui va au « charbon ». Il
a pris des risques. Il en parle rarement, toujours avec pudeur. Il bouclera
cet itinéraire oriental avec le poste d'ambassadeur à Damas, confronté à un
autre pouvoir mystérieux, celui d'Hafez El Assad. Sa rondeur - un physique à la
Smiley -, sa courtoisie ne doivent pas tromper : M. Cousseran, cinquante-cinq
ans, n'est pas un dilettante. L'homme est un bourreau de travail, un anxieux
; l'analyste sait aussi manier la roublardise. Il a l'extrême souci des intérêts
de l'Etat. Dans les cabinets ministériels auxquels il a appartenu, ceux de
Charles Hernu, de Claude Cheysson, de Roland Dumas et de Pierre Bérégovoy,
il a longuement réfléchi à ce que pouvait être la politique étrangère, au sens
large, d'une puissance moyenne comme la France.
MARION Pierre


IDENTITÉ
Affiliation : DGSE
Type d'activité : Ex-Directeur
Grade : Non-défini
PARCOURS
Né en
1922, ancien polytechnicien, a commencé sa carrière dans l'aéronautique.
1942-1972 : attaché à la direction d'AIR FRANCE
En 1981, François Mitterrand lui demande de prendre les commandes de l'espionnage
français. Il prend le poste de chef de la DGSE.
Il est maintenant Président d'honneur des aéroports de Paris, ancien directeur
général adjoint d'Air France et Aérospatiale.
Commentaire
:
Dans ses "Mémoires de l'ombre" Pierre Marion relate
cette période de sa vie, où il fût au commande de la DGSE. Son livre est plus
qu'un pamphlet contre Mitterrand "le souverain usé" comme il l'a baptisé. Il
s'inquiète par exemple de l'hégémonie allemande dans l'Union européenne. Il
plaide également pour un renforcement de l'alliance politique et militaire
avec les Etats-Unis.
DEWATRE Jacques


IDENTITÉ
Affiliation : DGSE
Type d'activité : Ex-Directeur
Grade : Ambassadeur
PARCOURS
Après une formation militaire, M. DEWATRE est entré au Ministère de l'Intérieur pour y servir en tant que Préfet, notamment outre-mer (Région de Guyane de 1986 à 1988, Ile de la Réunion en 1991/1992), mais également en métropole (Département des Yvelines en 1992/1993). Il a également été Directeur de Cabinet du Ministre de la Coopération et du Développement de 1981 à 1984. M. DEWATRE a enfin été Directeur général de la sécurité extérieure (DGSE) de 1993 à 2000.
Commentaire
:
Il est marié et père de 5 enfants. M. DEWATRE est Grand Officier de la Légion
d'honneur et Commandeur de l'Ordre national du Mérite.
MANIGUET Xavier

IDENTITÉ
Affiliation : DGSE
Type d'activité : Agent
Grade : Colonel
PARCOURS
Parachutiste,
plongeur sous-marin, colonel de l’Armée française, Maniguet est Docteur,
spécialiste des victimes de plongée sous-marine.
Il vécu à Dieppe, en Normandie en 1985. Le livre "Les dents de la mort" inclue
des références à son rôle logistique dans l'opération
Satanique.
Auteur
de :
" Les énergies du Stress", Paris, Robert Laffont, 1994
" Survivre", New York : Facts on File, c1994.
" La montagne et vous : Guide pratique", Albin Michel, 1999
" Dents de la mort", Dobbs Ferry, NY : Sheridan House, 1994.
" Naufrages, comment survivre en mer", Filipacchi, 1989
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VERGES Roland

IDENTITÉ
Affiliation
: DGSE
Type d'activité : Agent
Grade : Adjudant-chef
PARCOURS
Skipper de l'Ouvea, Verges est un plongeur de combat. Il s'engaga dans l'armée en 1970 pour ensuite rejoindre la DGSE. Son ancienne affectation fût le CINC, fermé en 1986.
Commentaire
:
Alias Raymond Velche.
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IMBOT René

IDENTITÉ
Affiliation : DGSE
Type d'activité : Ex-Directeur
Grade : Général
PARCOURS
Ex-directeur de la DGSE
BARTOLO Jean-Michel
IDENTITÉ
Affiliation : DGSE
Type d'activité : Agent
Grade : Adjudant
PARCOURS
L'adjudant Jean-Michel Bartolo est connu pour être un nageur de combat hors-pair ayant participé à l'opération Satanique.
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LA
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PATRICE
SAINT-JACQUES
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Montage
Patrice Saint-Jacques :
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